Après les scandales, plusieurs compagnies promettent de réduire le surbooking

03/05/17 à 10:15 - Mise à jour à 10:15

Source: Afp

Les dirigeants de quatre grandes compagnies aériennes américaines ont rivalisé mardi de promesses de réforme face aux parlementaires du Congrès, scandalisés par de récents incidents médiatisés avec des passagers.

Après les scandales, plusieurs compagnies promettent de réduire le surbooking

© AFP

De hauts responsables de United, American, Southwest et Alaska Airlines étaient convoqués mardi à une audition à la Chambre des représentants, avec un sujet en tête de l'ordre du jour: comment réduire les surréservations, qui consistent à vendre plus de billets que de sièges disponibles sur un vol afin de prendre en compte les passagers qui ne se présentent pas.

Le PDG de United, Oscar Munoz, a une nouvelle fois fait amende honorable pour l'incident du 9 avril, quand un passager, David Dao, a été débarqué de force d'un vol à Chicago pour libérer un siège au profit de personnels de la compagnie.

"Je voudrais une nouvelle fois m'excuser auprès du Dr. Dao, de sa famille, de chaque personne du vol 3411, ainsi qu'après de tous nos clients et employés dans le monde", a déclaré Oscar Munoz, en qualifiant l'incident de "tournant" pour la compagnie.

Il a énuméré les réformes engagées, notamment la hausse à 10.000 dollars au lieu de 1.350 du montant compensatoire maximum pour inciter un passager à céder sa place sur un vol surbooké, ainsi que de nouvelles formations pour les employés.

Chez American Airlines, "nous n'avons pas fixé de limite", a déclaré Kerry Philipovitch, directrice de l'expérience client. Et comme United, American s'engage à ne plus jamais faire descendre contre son gré un passager déjà assis dans un avion, a-t-elle dit.

De son côté, le directeur commercial de Southwest Airlines, Robert Jordan, a répété l'annonce récente que la compagnie renoncerait complètement au surbooking à partir du 8 mai. Selon lui, un nouveau système de réservation permettra de mieux prédire les "no-shows", ces passagers qui ne se présentent pas à leur vol.

Tout en détaillant leurs réformes afin de réduire au minimum le nombre de refus d'embarquement, les dirigeants de United et Alaska ont défendu le recours inévitable aux surréservations.

La plupart sont dues à des raisons opérationnelles telles que la météo ou des incidents techniques qui nécessitent par exemple de remplacer un avion par un autre plus petit, a rappelé Scott Kirby, un autre responsable de United.

En 2016, selon le directeur de la communication d'Alaska Airlines, le recours aux surréservations a permis de faire voyager 675.000 passagers supplémentaires, qui autrement n'auraient pas eu de chance d'obtenir de billet. "Rendre disponibles ces sièges supplémentaires nous permet de garder des tarifs bas", a dit M. Sprague aux élus.

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