Après la fusion ratée, BAE Systems n'est "plus une option" pour EADS

10/12/12 à 10:46 - Mise à jour à 10:46

Source: Trends-Tendances

Un rapprochement entre le groupe aéronautique européen EADS et le spécialiste britannique de la défense BAE Systems "n'est plus une option" après l'échec d'une tentative de fusion en octobre, a affirmé lundi le directeur général d'EADS Marwan Lahoud sur BFM Business.

Après la fusion ratée, BAE Systems n'est "plus une option" pour EADS

© reuters

"Les plats ne repassent pas. Une fois qu'une opportunité stratégique de cette ampleur a été ratée, comme ça a été le cas en octobre, il faut regarder devant, il faut regarder autre chose", a déclaré M. Lahoud.

Les deux groupes ont présenté cet automne un plan de fusion qui aurait permis de créer un géant mondial plus puissant que l'américain Boeing, mais le projet a échoué, les Etats intéressés, la France et l'Allemagne notamment, ne parvenant pas à se mettre d'accord.

Depuis, le groupe a refondu leur actionnariat, pour tenter de libérer EADS de l'emprise des Etats, et une réflexion stratégique est engagée pour se "recentrer sur certaines activités et sortir d'autres", a rappelé M. Lahoud.

"Je pense que (cette réflexion) n'aboutira pas avant le milieu de l'année prochaine" après la formation d'un nouveau conseil d'administration, a reconnu M. Lahoud.

Il est "prématuré" de se prononcer sur la composition de ce futur conseil, a ajouté M. Lahoud, interrogé sur une information du Financial Times selon laquelle l'ancien président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet pourrait succéder à Arnaud Lagardère comme président d'EADS.

Concernant les relations avec l'Allemagne, dont l'hostilité à la fusion avait contribué à l'échec du rapprochement avec BAE Systems, M. Lahoud considère que "la crise qui a eu lieu (...) est aujourd'hui pacifiée, normalisée".

"EADS ne peut pas se passer de l'Allemagne et l'Allemagne ne peut pas se passer d'EADS", a-t-il ajouté. Selon le nouvel accord sur l'actionnariat d'EADS, les groupes allemand Daimler et français Lagardère, vont réduire fortement leur participation au capital d'EADS, tandis que la France et l'Allemagne en détiendront chacun 12%, l'Espagne 4%.

Trends.be, avec Belga

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