Alstom: General Electric, Siemens et Bouygues reçus à l'Elysée

28/04/14 à 11:20 - Mise à jour à 11:20

Source: Trends-Tendances

Le président français François Hollande reçoit lundi les patrons des géants industriels américain General Electric et allemand Siemens qui convoitent la société Alstom, "fleuron" d'une industrie française en berne.

Alstom: General Electric, Siemens et Bouygues reçus à l'Elysée

© Reuters

Le patron de General Electric, Jeffrey Immelt, qui souhaite racheter les actifs d'Alstom dans l'énergie, est reçu dans la matinée à l'Elysée. Joe Kaeser, patron du groupe allemand Siemens, sera lui reçu dans l'après-midi avant Martin Bouygues, actionnaire de référence du groupe Alstom.

Le géant américain, 305.000 salariés dans le monde et 146 milliards de dollars de chiffre d'affaires, souhaite racheter les actifs d'Alstom dans l'énergie. Ces divisions spécialisées dans les équipements pour centrales thermiques, les lignes à haute tension ou encore les énergies renouvelables, représentent plus de 70% de l'activité d'Alstom et un chiffre d'affaires de 14 milliards d'euros.

Les négociations seraient déjà bien avancées avec le groupe français dirigé par Patrick Kron, pour une transaction estimée par la presse à quelque 10 milliards d'euros, qui ne concernerait pas la branche transports, fabriquant les trains à grande vitesse (TGV), source de fierté française. Le groupe diversifié Bouygues, premier actionnaire d'Alstom avec 29,4%, serait favorable à l'opération.

Mais l'Allemand Siemens est venu jouer les trouble-fête: dimanche matin, il a annoncé dans un bref communiqué avoir fait part à Alstom "de sa disposition à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future". Le groupe allemand aurait proposé par écrit de reprendre l'activité énergie d'Alstom convoitée par GE contre une somme en numéraire, à laquelle s'ajouterait "la moitié de sa branche transports", ont affirmé plusieurs médias.

Bien que l'Etat français ne soit plus actionnaire de l'entreprise depuis 2006, le gouvernement, qui a mis la lutte contre le chômage et la désindustrialisation de la France au coeur de son projet politique, s'est invité avec force dans le dossier. Dimanche soir, le conseil d'administration d'Alstom s'est donné 48 heures, jusqu'à mercredi matin pour se prononcer en faveur de l'une des deux propositions.

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