Air France: la grève a coûté "autour de 90 millions d'euros"

02/08/16 à 09:23 - Mise à jour à 09:23

Source: Belga

La semaine de grève des hôtesses et stewards d'Air France a coûté quelque 90 millions d'euros à la compagnie, a estimé mardi son PDG, retournant aux syndicats leur accusation de "jusqu'au-boutisme".

Air France: la grève a coûté "autour de 90 millions d'euros"

Air France © AFP

"Je pense qu'on tournera autour de 90 millions d'euros, une somme extrêmement importante, c'est en gros la valeur d'un avion long courrier", a souligné Frédéric Gagey sur France Info. Lundi, le dirigeant avait évoqué des "dizaines de millions d'euros", sans plus de précision.

Les résultats financiers de la compagnie "vont évidemment être impactés très négativement" par le conflit, mais "Air France aura un résultat d'exploitation positif en 2016 comme en 2015", a confirmé le dirigeant. Il a également déploré l'"impact très négatif pour l'image d'Air France", à l'heure où la compagnie cherche à "renforcer (son) sens du service".

Deux syndicats du personnel navigant, le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC (46% de représentativité à eux deux) appelaient à une semaine de grève à partir du 27 juillet, pour protester contre le renouvellement pour 17 mois de l'accord d'entreprise fixant leurs règles de travail, de rémunération et d'avancement, qui prendra fin le 31 octobre. Ils jugent cette durée insuffisante, tout comme les mesures proposées par la direction concernant notamment la réduction de la composition des équipages.

Selon Frédéric Gagey, le mouvement a affecté 180.000 clients d'Air France.

Répondant à Christelle Auster, secrétaire générale adjointe du SNPNC-FO, qui a fustigé la "position jusqu'au-boutiste" de la direction d'Air France qui n'a pas rencontré les syndicats depuis le début du mouvement, y voyant "une forme de mépris vis-à-vis des salariés", le PDG a affirmé qu'il n'y avait "aucun mépris de la part de la direction".

"Ensuite, à propos de jusqu'au-boutisme, je pense que 'jusqu'au boutisme' c'est plutôt d'organiser un conflit alors qu'il n'y avait aucune urgence, entre le mois de juillet et le mois d'août, qui est une période de trafic extrêmement élevé pour la France et, symboliquement et affectivement pour les gens qui voyagent, une période très particulière", a-t-il ajouté.

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