Ahmed Laaouej: "Ce n'est plus jobs, jobs, jobs, c'est trou, trou, trou"

20/06/17 à 18:25 - Mise à jour à 18:25

Source: Belga

"Le tax shift accordé au grand patronat conduit à une impasse budgétaire. Le gouvernement n'hésitera pas à combler l'aggravation du déficit par de nouveaux sacrifices. On n'échappera pas à des mesures additionnelles", a estimé mardi le député PS Ahmed Laaouej faisant écho à la lecture qu'il donne du dernier rapport du Bureau du plan.

Ahmed Laaouej: "Ce n'est plus jobs, jobs, jobs, c'est trou, trou, trou"

Ahmed Laaouej (PS) © BELGA/Nicolas Maeterlinck

"Ce n'est plus jobs, jobs, jobs, c'est trou, trou, trou", constate le député PS.

Le Bureau du plan prévoit une aggravation du déficit structurel à partir de 2019, dernière année de législature, au cours de laquelle le gouvernement s'est engagé à renouer avec l'équilibre. "La facture s'alourdit", constate Ahmed Laaouej alors qu'après avoir baissé de 2,6% à 1,9 % du PIB de 2016 à 2018, le déficit devrait remonter à 2,1% en 2019. Il faudra 9,1 milliards d'euros pour combler le trou, souligne le Bureau du plan. "Cela va même au-delà des 8 milliards de la Banque nationale", relève le député socialiste. Le déficit passerait même à 2,3% entre 2020 et 2022.

Selon le député, on ne trouve pas trace de l'effet retour annoncé par la majorité. "Il y a un affaiblissement des recettes fiscales, ce n'est pas le signe d'une politique budgétaire vertueuse, c'est inquiétant", précise-t-il.

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