Affaire Tapie: Stéphane Richard met en cause Christine Lagarde

25/06/13 à 10:52 - Mise à jour à 10:52

Source: Trends-Tendances

L'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy affirme lundi qu'elle lui avait donné instruction de voter en faveur de l'arbitrage dans le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais.

Affaire Tapie: Stéphane Richard met en cause Christine Lagarde

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Mis en examen dans l'affaire de l'arbitrage opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, Stéphane Richard ne veut pas tomber tout seul... Le PDG d'Orange a assuré lundi à l'AFP que l'ex-ministre de l'économie Christine Lagarde, dont il était le directeur de cabinet à Bercy, avait opté "en totale connaissance de cause" pour l'arbitrage pour régler le litige qui opposait Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.

"Suite aux articles parus dans certains médias ces derniers jours, je tiens à préciser que c'est en parfaite information de la position des différents services de l'Etat et en totale connaissance de cause que Christine Lagarde (...), dont j'étais le directeur de cabinet, a donné instruction par écrit de voter en faveur de la décision de l'entrée en arbitrage", a indiqué M. Richard à l'AFP. "Je confirme l'avoir tenue en permanence informée de toutes les évolutions de ce dossier".

"J'ai donc décidé de former un recours devant la chambre de l'instruction contre ma mise en examen que je considère infondée et infamante", ajoute-t-il.

La patronne du Fonds monétaire international (FMI), qui a été simplement placée sous le statut de témoin assisté, avait déclaré fin mai aux magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) que M. Richard paraissait très favorable à la solution de l'arbitrage. Elle avait alors estimé qu'elle aurait pu avoir plus d'informations dans le processus de décision qui l'a amenée à opter pour le choix controversé de l'arbitrage entre M. Tapie et le Consortium de réalisation (CDR), qui gérait l'héritage du Crédit Lyonnais. Le tribunal arbitral a décidé en 2008 l'octroi de 403 millions d'euros à M. Tapie en règlement du litige avec le Crédit Lyonnais né de la vente, en 1993, de l'équipementier sportif Adidas, qu'il avait acquis trois ans plus tôt. Deux instructions sont en cours sur cette affaire, dans laquelle trois personnes ont été mises en examen. Lundi matin, M. Tapie a à son tour été placé en garde à vue.

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