Affaire Tapie : Stéphane Richard maintenu à la tête d'Orange

17/06/13 à 18:44 - Mise à jour à 18:44

Source: Trends-Tendances

Le Conseil d'administration d'Orange a maintenu à la tête de l'opérateur Stéphane Richard, mais sous surveillance, après sa mise en examen la semaine passée pour "escroquerie en bande organisée", a indiqué le groupe lundi dans un communiqué.

Affaire Tapie : Stéphane Richard maintenu à la tête d'Orange

© Image Globe

Le Conseil d'administration "a décidé de renouveler sa pleine confiance à Stéphane Richard pour continuer à relever, avec la même énergie, les nombreux défis d'Orange, dans l'intérêt de l'entreprise, de ses salariés, de ses clients et de ses actionnaires", selon le communiqué.

Tout en estimant que "les mesures judiciaires affectant Stéphane Richard ne remettent pas en cause la capacité du Président-Directeur Général à assumer pleinement et efficacement la direction d'Orange", le conseil a cependant décidé de confier à un administrateur indépendant, Bernard Dufau, "une mission à cette fin".

Selon Daniel Guillot, administrateur salarié du syndicat CFDT, M. Dufau "est en charge d'une mission de suivi au cas où la situation change", pour M. Richard avant la fin de son mandat à l'été 2014.

Le président François Hollande avait officialisé dimanche soir son soutien à Stéphane Richard, pour qu'il soit maintenu dans ses fonctions. L'Etat français est le principal actionnaire d'Orange, avec 27%.

Stéphane Richard, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde lorsqu'elle était ministre de l'Economie a été mis en examen la semaine dernière pour "escroquerie en bande organisée", une accusation passible de dix ans de prison et d'un million d'euros d'amende, dans l'enquête sur l'arbitrage dont a bénéficié en 2008 l'homme d'affaires Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais.

Christine Lagarde, aujourd'hui directrice du Fonds monétaire international (FMI) a elle été placée fin mai sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre ceux d'inculpé et de témoin.

La justice s'intéresse à un arbitrage contesté rendu par un tribunal privé entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, banque française alors sous la tutelle de l'Etat, qui avait accordé à M. Tapie 285 millions d'euros d'indemnité (403 millions, intérêts inclus).

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