Action de Greenpeace devant le siège de KBC contre le financement du charbon

03/05/18 à 12:17 - Mise à jour à 12:21

Source: Belga

(Belga) L'ONG Greenpeace a mené une action jeudi matin devant le siège de KBC à Bruxelles, à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires du bancassureur, pour lui demander d'abandonner définitivement le charbon.

"En 2016, le groupe KBC a annoncé qu'il n'investirait plus dans le charbon, mais l'exception qu'il s'est réservée pour la Tchéquie va à l'encontre de cette politique. KBC est la seule banque belge à encore financer la construction de nouvelles centrales au charbon et l'ouverture de nouvelles mines de charbon", déplore Mathieu Balcaen, responsable désinvestissement chez Greenpeace Belgique, cité dans un communiqué. "Nous voulons que KBC exclue immédiatement les investissements dans de nouvelles infrastructures au charbon et réduise plus rapidement le financement d'infrastructures existantes, conformément à l'accord de Paris sur le climat." Les activistes de Greenpeace ont distribué des tracts au personnel du bancassureur et aux participants à l'assemblée générale des actionnaires de KBC, qui devait débuter à 10h. L'association de défense de l'environnement a déployé une banderole demandant, en anglais, "dans quoi KBC devrait-il investir? ". Les personnes entrant dans l'immeuble ont alors eu le choix de passer soit sous une banderole "charbon" soit sous une banderole "énergies renouvelables". Greenpeace a également fait venir le mayeur d'une localité tchèque, venu témoigner des conséquences de l'industrie du charbon pour la population locale. "KBC est la troisième banque de Tchéquie et le plus gros acteur financier du secteur énergétique. C'est ainsi que cette banque assure tous les services financiers de Czech Coal, une entreprise appartenant au millionnaire tchèque Pavel Tykac qui a encore lancé dernièrement un plan de rachat de vieilles centrales au charbon dans toute l'Europe visant à les maintenir en activité le plus longtemps possible", dénonce encore Greenpeace. Selon l'Onu, 80 à 90% des réserves actuelles de charbon devront rester inexploitées si le monde veut tenir l'objectif d'une limitation du réchauffement sous la barre des 2°C. Lors de la COP23, fin 2017 à Bonn, la Belgique a rallié une alliance internationale d'une vingtaine d'États visant à favoriser l'abandon du charbon comme source d'énergie dans le monde. (Belga)

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