Accès à Bruxelles : "Je ne partage pas le catastrophisme d'Agoria"

13/01/12 à 10:20 - Mise à jour à 10:20

Source: Trends-Tendances

"Je ne partage pas le catastrophisme d'Agoria mais la Région doit être vigilante par rapport à la desserte des pôles d'activités économiques", a réagi le ministre Cerexhe, pour qui la Région dispose cependant d'atouts en la matière.

Accès à Bruxelles : "Je ne partage pas le catastrophisme d'Agoria"

© Image Globe/Virginie Lefour

Sans partager "le catastrophisme d'Agoria" à propos de l'impact des problèmes de mobilité sur la délocalisation possible des entreprises de la capitale, Benoît Cerexhe, ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, estime que la Région doit faire preuve de vigilance en améliorant notamment l'accessibilité de zonings économiques.

Selon les résultats d'une enquête diffusés par la fédération de l'industrie technologique, sept entreprises sur dix considèrent que les problèmes de mobilité rencontrés à Bruxelles pourraient constituer une raison de quitter la Région à terme.

Site Da Vinci à Evere : Benoît Cerexhe s'étonne du choix d'Agoria

"Je ne partage pas le catastrophisme d'Agoria, mais la Région doit être vigilante par rapport à la problématique de la desserte des pôles d'activités économiques", a réagi le ministre (cdH), interrogé par l'agence Belga.

Selon Benoît Cerexhe, Bruxelles dispose encore d'atouts si l'on compare le nombre de gares et de stations de métro situées dans la capitale et celles qui desservent les zonings de la périphérie.

Le ministre s'est dit étonné de voir Agoria citer en exemple négatif le site Da Vinci, à Evere. Desservi par une ligne de tram rapide et situé à quelques centaines de mètres de la future halte RER Bordet, celui-ci a attiré encore récemment des entreprises telles que Mobistar, Decathlon et Electrolux.

Pour le ministre Cerexhe, les politiques menées par la Région doivent aussi viser l'attractivité économique

"Mais Agoria a raison de se préoccuper de ce dossier car les chefs d'entreprises citent la mobilité et l'accessibilité en premier comme facteur influant sur le choix d'implantation", a ajouté le ministre, selon qui les politiques menées par la Région doivent aussi viser l'attractivité économique.

Dans ce contexte, le ministre veut voir inscrite dans le futur contrat de gestion de la Stib, la question de l'accessibilité des sites économiques de la Région, sans exclure leur accessibilité en voiture lorsqu'il n'y a pas d'offre alternative.

Trends.be, avec Belga

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