"40% des directeurs financiers pensent qu'il est temps de prendre plus de risques"

24/11/15 à 10:45 - Mise à jour à 10:42

Source: Belga

"Même si l'optimisme s'est érodé, l'appétit pour le risque des directeurs financiers (CFO) reste élevé en Belgique et les stratégies expansionnistes ont le vent en poupe", indique mardi Deloitte sur base de deux enquêtes réalisées au 3e trimestre auprès de CFO belges et européens.

"40% des directeurs financiers pensent qu'il est temps de prendre plus de risques"

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"Si l'on examine les données collectées par les enquêtes CFO trimestrielles menées par Deloitte Belgique durant ces deux dernières années, l'on observe une tendance à la baisse de l'enthousiasme et les résultats du 3e trimestre 2015 ne font pas exception à la règle", précise Deloitte qui pointe particulièrement "les préoccupations que suscitent la cadence de la reprise mondiale et l'impact du ralentissement de l'économie chinoise".

"Dans l'ensemble, les résultats des entreprises pour le 3e trimestre restent robustes par rapport au budget", commente encore Thierry Van Schoubroeck, Deloitte Partner à la tête de l'équipe CFO Survey. C'est particulièrement le cas pour les grandes organisations, dont 80% des CFO annoncent des résultats financiers pour la période conformes au budget, et 40% des résultats supérieurs aux prévisions. Par contre, 50% des organisations de plus petite taille n'ont pas atteint leurs objectifs financiers à la fin du 3ème trimestre et seules 24% les ont dépassés.

Par ailleurs, "un bon 40% des CFO interrogés pensent qu'il est temps de prendre des risques supplémentaires au niveau de leur bilan, un pourcentage qui est proche du plus haut niveau atteint depuis le début de l'enquête en 2009", ajoute Thierry Van Schoubroeck.

Enfin, au niveau européen, c'est le "désarroi" qui prévaut, "même si les pays du sud et de la périphérie se montrent plus optimistes" que leurs homologues du nord de l'Europe. Ainsi, 58% des CFO irlandais se disent plus optimistes aujourd'hui qu'il y a 3 à 6 mois. C'est également le cas de 54% des CFO interrogés en Espagne et de 47% des CFO portugais.

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