18 octobre, épilogue de l'affaire Quick?

06/08/13 à 14:33 - Mise à jour à 14:33

Source: Trends-Tendances

Jean-Marie Kuhn, qui dénonce la vente de Quick par Albert Frère à la Caisse des dépôts, veut rendre publics des éléments de l'enquête belge pour se défendre d'une accusation de diffamation.

18 octobre, épilogue de l'affaire Quick?

© belga

Ce sera peut-être l'épilogue de l'affaire Quick. Le 18 octobre prochain, Jean-Marie Kuhn devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation à l'encontre de la société Quick.

En cause, un article paru en décembre 2009 dans Trends, dans lequel Jean-Marie Kuhn évoquait une manipulation des comptes qui aurait permis à GIB (le holding d'Albert Frère) de céder, en 2006, la chaîne de restauration rapide à la Caisse des dépôts (CDC) pour 800 millions d'euros, alors que deux ans plus tôt son PDG la valorisait dans une interview aux Echos à 300 millions.

Pour sa défense, l'homme d'affaires lorrain a décidé d'utiliser des informations issues de l'instruction judiciaire outre-Quiévrain. Car si ses plaintes en France ont toujours été classées sans suite, en Belgique une information judiciaire a été ouverte après le dépôt de sa plainte en juillet 2009, pour faux et usage de faux, complétée en décembre de la même année par le chef de "faux bilans et infractions au code des sociétés ".

Des hommes politiques français souscripteurs anonymes? A force de creuser le dossier, le plaignant assure avoir trouvé de nombreuses irrégularités dans cette opération, notamment une autorisation d'acquisition du Ministère des Finances établie sur la base d'un périmètre de la CDC datant de 2004 et non de 2006, ainsi qu'une réévaluation de la filiale française de Quick, en février 2007, ayant permis la distribution de généreux dividendes (168 millions d'euros) aux souscripteurs anonymes de 2 FCPR auxquels ont été transmis dès janvier 2007 la quasi-intégralité du capital de Quick via la Financière Gallop.

Et d'autres éléments encore, rassemblés par la justice belge, que Jean-Marie Kuhn pourrait donc rendre public le 18 octobre prochain. "Il y a des hommes politiques français parmi les souscripteurs anonymes" prévient-il. Kuhn a également obtenu pour cette audience la citation à comparaître comme témoin de Jean-Pierre Jouyet, actuel directeur général de la CDC.

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