Alain Mouton
Alain Mouton
Alain Mouton est journaliste chez Trends
Opinion

26/08/16 à 12:24 - Mise à jour à 12:24

Les indépendants comme exemple

L'amélioration du statut des indépendants, on y est parvenu sans augmenter les cotisations sociales. C'est ce que pense notre confrère journaliste néerlandophone de Trends, Alain Mouton.

Les indépendants comme exemple

Willy Borsus (MR), ministre de l'Integration Sociale © Belga

Le statut social des indépendants a été fortement revalorisé ces quinze dernières années. Depuis début août, la pension minimum des indépendants est aussi élevée que celle des employés. Les allocations familiales sont également identiques. L'assurance faillite pour indépendants est étendue à un 'droit passerelle', une version light de l'allocation de chômage pour les employés.

On pourrait s'attendre à ce que les dispositions sociales supplémentaires pour les indépendants pèsent lourdement sur leur sécurité sociale. Mais ce n'est pas le cas. Les cotisations sociales, il est vrai, couvrent seulement deux tiers des dépenses, mais c'est également ainsi pour les employés.

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L'amélioration du statut des indépendants s'est fait sans augmentation des cotisations sociales

Si l'on jette un oeil sur les dépenses en sécurité sociale, on ne peut pas faire autrement que de conclure que la prudence budgétaire était plus à l'ordre du jour pour le système des indépendants que pour celui des employés. Les dépenses pour améliorer le statut social pour les indépendants ont augmenté très lentement. Initialement, on a pensé que leurs cotisations sociales devraient être revues à la hausse. Cela n'a pas été nécessaire. Contrairement au système de l'employé, il y a un plafond sur les cotisations pour les indépendants (à partir d'un revenu imposable de 82.795,16 euros par an, il n'y pas de cotisations supplémentaires nécessaires). Ce plafond existe toujours.

Pour les employés, des décisions ont été prises au cours de la dernière décennie, comme la généreuse prépension et le crédit temps. Elles ont fait nettement augmenter les coûts. Cette tendance est inversée, car le crédit temps devient plus strict et la prépension (maintenant RCC) est démantelée. Une bonne chose, mais les responsables politiques auraient mieux fait de réfléchir dès le départ au coût de tels régimes sociaux. Tout comme ils l'ont fait pour le système des indépendants.

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