Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

21/03/14 à 12:26 - Mise à jour à 12:26

Difficile d'accéder à la propriété quand on est jeune

Le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'est pas simple aujourd'hui pour un jeune couple de s'acheter un bien immobilier. Pour deux raisons au moins, la première, c'est que même si les prix de l'immobilier se tassent un peu, ils restent inabordables, du moins dans les grandes villes, pour un jeune couple et a fortiori un ou une célibataire. Ensuite, parce que les banques, échaudées par la crise et forcées par les régulateurs d'améliorer leurs ratios de solvabilité, ne prêtent plus ou rarement 100% du montant du bien immobilier en question. Par le passé, avant la crise, il arrivait même que les banques prêtent 110% voire 120% du prix du bien immobilier...

Et donc, aujourd'hui, à en croire les statistiques d'Immotheker, un réseau d'agences de conseil en prêt habitation, le Belge met en moyenne 85.000 euros sur la table pour obtenir son prêt ! Ce chiffre de 85.000 euros est parfois contesté par certaines banques comme BNP Paribas Fortis qui évoque auprès de nos confrères du Soir, un montant de 50.000 euros de fonds propres, mais cela ne change rien au diagnostic : les jeunes couples reçoivent aujourd'hui de plus en plus un coup de pouce financier de la part de leurs parents pour pouvoir s'acheter un bien immobilier.

Les parents le font d'autant plus volontiers qu'ils préfèrent faciliter l'accès à la propriété de leurs enfants que de laisser cette épargne dormir sur des livrets d'épargne dont je vous ai déjà dit que près de la moitié rapporte moins que l'inflation !

Maintenant, il faut bien nuancer les choses, ce coup de pouce tous les jeunes n'ont pas la chance de pouvoir en bénéficier. Selon les statistiques de Immotheker, seulement 20% des couples et 15% des célibataires reçoivent un soutien de leurs parents pour l'achat d'un bien immobilier.

Et ces heureux bénéficiaires ont une chance supplémentaire ; comme ils ont les fonds propres nécessaires, vu que les banques ne prêtent bien souvent que 80% du montant du bien immobilier, ils peuvent se permettre d'obtenir un prêt hypothécaire plus court - et de fait, la durée moyenne des crédits hypothécaires est à la baisse depuis deux années, cette durée passe de 24 à 23 ans en moyenne - ça c'est pour la durée théorique, car les aléas de la vie dont notamment les divorces font qu'en réalité, la durée réelle moyenne est plus proche de 8 ans.

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