Dexia: la filiale italienne Dexia Crediop ne peut plus accorder de crédits

16/07/14 à 19:38 - Mise à jour à 19:37

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le groupe Dexia, qui fait l'objet d'un processus de "résolution ordonnée", a annoncé mercredi que sa filiale italienne Dexia Crediop n'était désormais plus en mesure d'accorder des crédits, faute d'avoir pu obtenir une extension de son autorisation par la Commission européenne.

Dexia: la filiale italienne Dexia Crediop ne peut plus accorder de crédits

Le groupe Dexia rappelle que dans une décision du 28 décembre 2012, la Commission européenne avait octroyé à Dexia Crediop une enveloppe de production de 200 millions d'euros, pour lui permettre d'accorder des crédits à ses clients existants et ce, pour une période d'un an. "Afin de faciliter la poursuite de discussions engagées avec un acheteur potentiel, cette fenêtre de production a été prolongée de six mois supplémentaires par la Commission européenne soit jusqu'au 28 juin 2014, à la demande des Etats actionnaires et de Dexia. Les discussions entre les différentes parties se poursuivent actuellement mais n'ont pas encore permis d'aboutir à ce jour à la signature d'une offre ferme", explique le groupe dans un communiqué. Toutefois, la Commission européenne a confirmé le 15 juillet 2014 la mise en extinction de Dexia Crediop, en l'absence d'une offre ferme de cession. Dexia précise qu'il continue cependant à chercher un repreneur pour sa participation de 70% dans Dexia Crediop. La banque devra désormais se contenter de mener à leur terme ses engagements existants, sans en prendre de nouveaux. Sauvé de la faillite par les Etats belge et français à l'automne 2008, le groupe Dexia a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011 lors duquel l'Etat belge avait nationalisé Dexia Banque Belgique, désormais Belfius. Le groupe résiduel, qui a cédé ses filiales les plus importantes (Dexia Banque Belgique, Dexia BIL, Denizbank, ...), est désormais détenu à 44% par la France et 50% par la Belgique, le solde étant détenu principalement par le Grand-Duché du Luxembourg. (Belga)

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