Caterpillar - Les travailleurs bloquent le site

02/07/13 à 11:13 - Mise à jour à 11:13

Source: Trends-Tendances

(Belga) Les travailleurs de l'entreprise Caterpillar Belgium à Gosselies (Charleroi) n'ont pas rejoint leurs postes de travail mardi matin. Lundi soir, ils ont formé des piquets de grève devant les accès du site qu'ils ont occupés en se relayant durant toute la nuit à l'occasion d'un mouvement de grève de 24 heures.

Lorsqu'une action débute à six heures, la direction en profite toujours pour se faufiler sur le site durant la nuit, a affirmé mardi matin Paul Fichera, délégué principal CSC. Anticiper l'action de quelques heures a permis selon lui aux syndicats de bloquer totalement le site mardi matin. L'action avait été décidée par les syndicats lundi. Elle fait suite selon eux aux pressions exercées par la direction en vue d'une clôture d'ici au 20 août de la phase d'information et de consultation prévue dans le cadre de la procédure Renault, qui est en cours sur le site. Or, les syndicats ont encore des questions à poser à la direction et aimeraient surtout pouvoir travailler à la construction d'alternatives susceptibles de sauver un maximum des emplois menacés, a affirmé Paul Fichera. Selon lui, la direction cherche à gagner du temps après avoir déjà tardé en début de procédure à fournir aux syndicats les réponses à leurs questions. Dans un communiqué, la direction a défendu l'idée d'une clôture de la première phase de la procédure Renault d'ici au 20 août prochain. Selon elle, l'environnement économique européen s'est encore détérioré depuis la présentation du plan industriel en février dernier et les actions syndicales ralentissent la production. "La procédure Renault est dans l'impasse malgré le fait que la direction ait donné toutes les informations nécessaires aux organisations syndicales", a indiqué Caterpillar dans le communiqué. Symboliquement, des membres du personnel de Caterpillar ont brûlé dans la nuit de lundi à mardi un petit engin installé sur un rond-point à proximité de l'usine. Ce geste spontané marque la rupture de confiance entre les travailleurs et la direction, a indiqué Paul Fichera. Le plan industriel vise selon la direction un retour à la compétitivité à la fin de 2015. Il prévoit notamment la suppression de 1.400 emplois (1.100 ouvriers et 300 employés). (Belga)

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