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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

16/08/10 à 11:47 - Mise à jour à 11:47

Bourse : le meilleur placement ? Devenir fermier !

Pour l'homme d'affaires Jim Rogers, l'avenir est aux matières premières comme placement, ou à l'achat d'un terrain agricole. En d'autres mots, devenir fermier !

Faut-il éviter les actions ? Pour la plupart des Belges, la réponse est "oui". Nombreux sont ceux à ne plus les apprécier. Pour preuve, la part de celles-ci dans leur portefeuille était encore de 13 % avant la crise, contre 7 % aujourd'hui. Il est vrai qu'entre 2000 et 2010, le Bel 20 a réalisé un return négatif. Or, les actions ont toujours été recommandées comme un placement de longue durée, partant du principe qu'à long terme, elles battent toujours les autres actifs. Ce fut loin d'être le cas entre 2000 et 2010.

Les Belges ne sont pas les seuls à douter des actions. Les épargnants américains ont eux aussi vu leur indice, le Dow Jones, faire la culbute ces 10 dernières années. Conséquence : pas moins de 30 milliards de dollars ont quitté les fonds en actions entre mai et juin derniers. Sans compter que la Bourse apparaît de plus en plus comme incompréhensible et réservée aux initiés.

A priori, ce comportement des investisseurs pourrait paraître normal. En période chahutée, les particuliers prennent légitimement peur et restent au balcon en attendant une éventuelle éclaircie boursière. Le hic, c'est qu'un gourou comme l'Américain Jim Rogers, qui est loin d'être un débutant puisqu'il a fondé l'un des plus grands fonds en actions avec le spéculateur George Soros, fonds avec lequel ils ont enregistré des rendements de 4.000 %, ne croit plus, lui non plus, aux actions à long terme !

Les actions, en effet, ne peuvent grimper que s'il existe une orientation positive de nos économies. Or, pour lui, nous sommes encore loin d'être sortis de la crise. Bref, mieux vaut, selon l'Américain, miser sur les matières premières que sur les actions. Si l'économie va bien, elle aura besoin de ces matières premières et leur prix bondira ; si l'économie se porte mal, la planche à billets tournera, les monnaies se déprécieront et les investisseurs se tourneront... vers les matières premières pour compenser l'érosion de toutes ces monnaies.

Conclusion de Jim Rogers : l'avenir est aux matières premières comme placement, ou à l'achat d'un terrain agricole. En d'autres mots, devenir fermier !

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