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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

01/03/11 à 08:26 - Mise à jour à 08:26

Batibouw : le Belge a plus que jamais une brique dans le ventre

Les organisateurs de Batibouw peuvent se frotter les mains. Leur salon a de bonnes chances d'être un très grand succès car le Belge a plus que jamais une brique dans le ventre, et ce, malgré la crise.

Les organisateurs de Batibouw peuvent se frotter les mains. Leur salon a de bonnes chances d'être un très grand succès car le Belge a plus que jamais une brique dans le ventre, et ce, malgré la crise. La meilleure preuve de ce que j'avance, c'est que l'année 2010 a dépassé tous les records d'après les statistiques de l'Union professionnelle du crédit. En bref, on a jamais octroyé autant de crédits hypothécaires qu'en 2010 !

En données chiffrées, cela donne 275.000 contrats de prêts hypothécaires pour un montant total de 26 milliards d'euros. Pas mal pour une année de crise. C'est même un record historique !

Un record qui doit beaucoup aux refinancements hypothécaires. Les Belges ont effectivement profité de la baisse des taux d'intérêt pour racheter leur ancien prêt et le remplacer par un nouveau avec un taux plus faible.

L'autre constat, c'est que le Belge ne jure plus que par les prêts à taux fixes. Au quatrième trimestre de 2010, ceux-ci représentaient 71 % des crédits hypothécaires. Bien entendu, si le taux fixe a la cote, c'est également parce que le taux variable ne fait plus rêver. Aujourd'hui, on considère que moins d'un crédit hypothécaire sur sept se fait encore avec un taux variable.

En réalité, si le taux variable n'a plus la cote, c'est pour une raison toute simple : la différence entre le taux fixe et variable a encore diminué, à 0,7 %, alors qu'en septembre 2009, la différence était encore de 1,65 %.

Quant à l'année 2011, avec le nombre de crédits hypothécaires qui est déjà en augmentation de 35 % par rapport à la même période en 2010, elle a de bonnes chances d'être l'année d'un nouveau record. A croire que, quand la Bourse joue au yo-yo, le Belge montre encore plus son amour pour la brique.

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