Lire la chronique d'Amid Faljaoui
Lire la chronique d'Amid Faljaoui
Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

16/01/15 à 12:55 - Mise à jour à 13:12

Vent de panique suite à la suppression du seuil franc suisse-euro

Ce jeudi 15 janvier la banque nationale suisse a créé la surprise en décidant d'abolir le seuil de 1,2 franc suisse pour un euro... Autrement dit, la banque centrale helvète a décidé de supprimer ce seuil qui interdisait à la monnaie suisse de s'apprécier face à l'euro. Mais en supprimant par surprise ce seuil, la banque nationale suisse a aussitôt déclenché une envolée du franc suisse et l'effondrement de la Bourse de Zurich !

Vent de panique suite à la suppression du seuil franc suisse-euro

© BELGAIMAGE

La décision prise ce jeudi par les autorités suisses a été considérée comme un véritable tsunami par le patron de Swatch et qui ne s'est d'ailleurs pas privé de le dire publiquement. Pour vous donner une idée de ce tsunami, il faut penser que pendant la journée d'hier, les produits "made in Switzerland" sont devenus virtuellement plus chers de 30% pendant quelques minutes du fait de cet abandon de seuil.

L'industrie horlogère suisse est furieuse car elle exporte près de 95% de sa production. Dès que l'annonce a été connue, le groupe Swatch a été chahuté en Bourse. Et c'était aussi le cas du groupe de luxe Richemont qui regroupe des marques comme Piaget, Baume et Mercier, Montblanc. Les actions de ces groupes ont fortement chuté et les experts ont pu même parler de krach boursier à la Bourse de Zurich !

Partager

Jeudi, les produits "made in Switzerland" sont devenus virtuellement plus chers de 30% pendant quelques minutes du fait de cet abandon de seuil.

Mais il n'y pas que les boursiers qui ont paniqué hier. Des familles entières en Pologne risquent de sombrer dans la dépression la plus noire ! En effet, la décision de la BNS a soulevé un vent de panique en Pologne où quelque 700.000 ménages détiennent des crédits immobiliers libellés en devise helvétique. La monnaie polonaise, le zloty, a décroché de près de 20% face au franc suisse.

Les seuls qui se réjouissent pour l'instant de l'annonce de la BNS, ce sont les 280.000 frontaliers qui travaillent en Suisse, et dont le pouvoir d'achat dans la zone euro avait bondi hier de près de 30% en quelques minutes. Comme quoi même le pays considéré comme le plus sûr au monde peut réserver des surprises.

Nos partenaires