Selon l'UE, le sauvetage de deux banques italiennes conforme aux règles

27/06/17 à 18:10 - Mise à jour à 18:10

Source: Belga

Bruxelles a balayé mardi les critiques émises à propos du sauvetage ce week-end des activités saines de deux banques vénitiennes, affirmant qu'il ne contournait pas les règles européennes de l'Union bancaire, même s'il était coûteux pour le contribuable italien.

Selon l'UE, le sauvetage de deux banques italiennes conforme aux règles

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"Les règles laissent une certaine marge de manoeuvre aux Etats et aux différences de législation que nous avons entre les Etats", a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, qui était avant tout consacrée à Google.

Plusieurs voix se sont élevées lundi, notamment en Allemagne, pour critiquer la décision de Rome ce week-end, approuvée par Bruxelles, d'octroyer une aide financière (cinq milliards d'euros dans l'immédiat) pour sauver les activités saines de deux petites banques vénitiennes, Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca.

Les détracteurs de la décision italienne estiment qu'elle sème le trouble dans le grand projet qu'est l'Union bancaire européenne, créée dans le sillage de la crise financière de 2008 et adoptée début 2014 par le Parlement européen.

L'Union bancaire a en effet été constituée par les Etats de l'UE pour empêcher que les gouvernements européens ne se retrouvent à nouveau, comme pendant la crise, à débourser des montants colossaux pour sauver leurs banques, se mettant eux-mêmes en difficulté.

Lundi, le gouvernement allemand avait ainsi estimé que toute aide publique à des banques en difficulté devrait être réduite au minimum, rappelant que l'un des principaux objectifs des nouvelles réglementations bancaires mises en place dans l'UE depuis la crise financière était de "protéger les contribuables".

Mme Vestager, qui était d'ailleurs ministre danoise des Finances au moment où les Etats de l'UE ont décidé de se doter de nouvelles règles, a mis en avant mardi le fait que chaque pays de l'UE avait, dans le domaine bancaire, une "histoire, des structures et un niveau de concentration différents". Dans le cas des banques vénitiennes, "je ne vois pas d'impact sur l'Union bancaire en tant que telle", a-t-elle dit.

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