Pour Luc Coene, "nous avons bien fait de céder Fortis !"

29/03/10 à 10:00 - Mise à jour à 10:00

Source: Trends-Tendances

"Plus le temps passe, plus je suis convaincu que nous avons été bien inspirés de choisir l'option que nous avons prise", confie le prochain gouverneur de la BNB à propos de la cession de Fortis. "Mais c'est le passé, il n'y a plus à revenir là-dessus", ajoute-t-il.

Luc Coene, prochain gouverneur de la Banque nationale de Belgique, défend, dans un entretien au Soir, la décision des autorités belges de céder Fortis à BNP Paribas au plus fort de la crise financière. Il se dit par ailleurs "perplexe" face à certaines décisions de la Commission européenne.

"Plus le temps passe, plus je suis convaincu que nous avons été bien inspirés de choisir l'option que nous avons prise, confie-t-il à propos de la cession de Fortis. Je m'imagine mal aujourd'hui l'Etat belge avec une banque sur le dos, avec les garanties et l'immobilisation de ressources que cela aurait représenté. Ce poids supplémentaire aurait été difficile à porter, surtout dans le contexte actuel."

Interrogé sur les conditions imposées par la Commission européenne aux restructurations de Dexia, KBC et ING - alors que Fortis a été épargnée - Luc Coene se dit perplexe : "Considérer que Fortis ne relevait pas d'une aide d'Etat m'étonne encore. Car, finalement, l'Etat belge a pris 12 % dans BNP Paribas, ce qui est une forme d'aide d'Etat. Et BNP a en outre bénéficié d'une aide de l'Etat français. Mais c'est le passé, il n'y a plus à revenir là-dessus."

Luc Coene évoque par ailleurs l'avenir des banques en Belgique : "Les réseaux d'agences seront certainement réduits significativement. Mais il y a une aubaine : le départ à la retraite de la génération du baby-boom, qui accroîtra le nombre de départs naturels. Toutefois, la part de l'emploi du secteur financier dans l'économie sera certainement moins importante à l'avenir."

Trends.be, avec Belga

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