"Nous voulons une stabilité fiscale, c'est comme ça que l'on va attirer des investisseurs"

13/01/17 à 10:47 - Mise à jour à 10:47

Source: Belga

Le CEO d'Euronext Bruxelles, Vincent Van Dessel, a prôné jeudi, à l'occasion d'un bilan de l'année 2016 de la place boursière bruxelloise, pour une stabilité fiscale qui permettrait, selon lui, d'attirer davantage d'investisseurs et d'entrepreneurs en Belgique.

"Nous voulons une stabilité fiscale, c'est comme ça que l'on va attirer des investisseurs"

Vincent Van Dessel, CEO d'Euronext Bruxelles. © Belga

"Nous voulons une stabilité fiscale et une assurance que les gens peuvent compter sur un régime fiscal stable. C'est comme cela que l'on va attirer des investisseurs et entrepreneurs", a déclaré M. Van Dessel au cours d'une conférence de presse.

"Nous sommes arrivés à un niveau de taxation dans ce pays qui ne permet plus de taxation supplémentaire, comme l'illustrent la taxe sur la spéculation ou la nouvelle hausse des accises sur les cigarettes" qui, in fine, font perdre de l'argent aux caisses de l'Etat, a-t-il poursuivi.

Ainsi, l'adoption d'une taxe sur les plus-values, comme le souhaite le CD&V, aurait "des effets négatifs" et n'aurait "pas de sens, d'un point de vue économique".

Une taxe sur les transactions financières serait "dramatique"

Evoquant d'autres "menaces" pour 2017, M. Van Dessel a, de nouveau, exprimé ses inquiétudes et son opposition quant au projet de taxe sur les transactions financières sur lequel planche un groupe de 10 Etats-membres de l'UE, dont la Belgique, dans le cadre d'une procédure dite de coopération renforcée.

"Pour nous, on peut participer à une telle taxe mais uniquement si elle est mise en oeuvre au niveau mondial", a-t-il estimé, soulignant tous les préjudices qu'une telle taxe apporteraient à la place financière belge. "Cela serait dramatique". D'autant, a-t-il poursuivi, que la Belgique est le seul "petit pays" à figurer dans le groupe travaillant à l'adoption de cette taxe, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Irlande ou la Finlande se gardant bien d'en faire partie. "C'est une épée de Damoclès, nous demandons au ministre des Finances de se retirer de ce projet".

Le patron d'Euronext Bruxelles a aussi évoqué des opportunités pour cette année 2017 qui débute, citant le Brexit, l'attractivité renforcée des fonds de pension en Belgique ou encore le groupe d'experts de haut niveau réunissant toutes les parties prenantes de la finance belge et réfléchissant au futur du secteur.

Le patron d'Euronext Bruxelles a enfin plaidé pour que la Belgique, en tant que "petit pays", cesse d'aller systématiquement plus loin et de se montrer plus strict que les règles établies par les directives européennes, une pratique qualifiée de manière péjorative de "gold-plating".

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