Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé

19/12/11 à 20:00 - Mise à jour à 20:00

Source: Trends-Tendances

Les Bourses européennes ont clôturé ce lundi en ordre dispersé, effaçant toutefois leurs gains de la mi-journée après un nouveau refus du président de la Banque centrale européenne (BCE) de financer les Etats.

Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé

© Bloomberg

Le BEL 20 a terminé la journée de justesse à 2.000,00 points, en recul de 0,18% avec 14 de ses éléments dans le rouge. Bekaert (24,74) emmenait les baisses en chutant de 3,23%. Celle-ci était suivie par les banques où Dexia (0,34) et Ageas (1,16) reculaient de 2,04 et 1,77%; la KBC (9,91) se démarquant par un regain de 1,11%.

Paris a terminé quasi à l'équilibre à +0,06%, Francfort a perdu 0,54%, Londres 0,42% et Milan 0,16%, tandis que Madrid gagnait 0,60%. A Wall Street, après une ouverture en hausse, le Dow Jones et le Nasdaq sont passés dans le rouge, à -0,50% et -0,53% vers 17h00 GMT, sous l'effet d'un net recul des valeurs bancaires.

"Le secteur (financier) reste une proie facile pour les investisseurs pessimistes, en particulier ceux qui sont sceptiques à propos de la capacité de la zone euro à mettre en place un plan efficace pour restaurer les conditions économiques et financières du continent", a commenté Briefing.com. Le volume d'échanges était toutefois très limité, signe de la retenue de nombreux investisseurs à l'approche des fêtes de fin d'année.

Les marchés européens avaient ouvert en baisse dans le sillage des Bourses asiatiques, plombées par l'incertitude créée par la mort du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il. Les investisseurs étaient également refroidis par les agences de notation qui ont fait entendre leur voix vendredi soir : Fitch a abaissé à "négative" la perspective de la note de la France, tout en annonçant envisager d'abaisser les notes de six pays (Espagne, Italie, Belgique, Slovénie, Chypre et Irlande). Mais les investisseurs avaient semblé digérer à la mi-journée ces mauvaises nouvelles grâce à la présentation du nouveau gouvernement espagnol et à ses promesses de rigueur.

Les Bourses ont toutefois effacé tout ou une partie de leurs gains vers 16h00 GMT lors d'une audition du président de la BCE Mario Draghi devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen. Le Traité européen "interdit le financement" des Etats par la BCE, a-t-il souligné, assurant que la BCE ne voulait pas enfreindre cette règle au risque d'affecter sa "crédibilité".

Au même moment, la BCE a publié un rapport montrant que le risque que deux grandes banques de la zone euro, voire davantage, fassent défaut simultanément s'est nettement accru depuis six mois, à un niveau jamais atteint depuis le début de la crise financière de 2007.

Le président de la BCE a beau avoir assuré n'avoir aucun doute sur la "force" et "la permanence" de l'euro, la monnaie unique perdait un peu de terrain sur un marché sans volume, à 1,3022 dollar vers 17h00 GMT contre 1,3032 dollar vendredi vers 22h00 GMT.

Trends.be, avec Belga

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