Le pétrole se détend : "Il était temps d'empocher des bénéfices !"

08/10/10 à 10:05 - Mise à jour à 10:05

Source: Trends-Tendances

"Les partisans de la hausse du pétrole sont arrivés à court de raisons pour acheter et ont décidé qu'il était temps d'empocher quelques bénéfices" avant le rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis, explique un analyste.

Le pétrole se détend : "Il était temps d'empocher des bénéfices !"

© Bloomberg

Les prix du pétrole se sont repliés à New York, hier jeudi, après avoir touché un plus haut en cinq mois, dans un marché empochant des bénéfices avant le très attendu rapport sur l'emploi aux Etats-Unis.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en novembre a terminé à 81,67 dollars, en repli de 1,56 dollar par rapport à la veille. "Les partisans de la hausse sont arrivés à court de raisons pour acheter et ont décidé qu'il était temps d'empocher quelques bénéfices" avant le rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis à paraître vendredi, toujours très attendu, a rapporté Phil Flynn (PFGBest Research).

L'ascension des prix du brut avait été impressionnante et quasiment ininterrompue depuis la dernière réunion de la Réserve fédérale le 21 septembre. Entre cette date et le sommet de la séance jeudi, le baril a gagné plus de 10 dollars. Mais après avoir atteint 84,43 dollars, son plus haut niveau depuis début mai, les prix sont repartis à la baisse.

Ce mouvement s'est fait dans le sillage du marché des changes, où le dollar a stoppé sa chute face à l'euro après avoir franchi brièvement le seuil de 1,40 dollar pour un euro. L'affaiblissement de la monnaie américaine avait été porté par les attentes de mesures supplémentaires d'assouplissement quantitatif de la part de la Réserve fédérale, auxquelles elle avait laissé la porte ouverte lors de sa dernière réunion.

Les investisseurs ont cependant mis de côté les spéculations à l'approche des chiffres de l'emploi, l'un des indicateurs les plus suivis pour prendre le pouls de l'économie américaine.

"C'est une situation perdant-perdant", a expliqué Phil Flynn : si les chiffres sont meilleurs qu'attendu, cela diminue les raisons pour une série supplémentaire d'interventions de la Fed ; s'ils sont pires, le marché se retrouve dans un cas classique d'"acheter la rumeur, vendre la nouvelle", puisque la Fed avait d'ores et déjà souligné la faiblesse du marché de l'emploi, selon Phil Flynn.

Trends.be, avec Belga

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