Le pétrole finit en forte hausse à New York

15/10/11 à 10:46 - Mise à jour à 10:46

Source: Trends-Tendances

Les prix du pétrole ont terminé en hausse, à 86,80 dollars le baril, vendredi à New York, portés par l'optimisme suscité par la réunion des ministres des Finances du G20, le marché restant réservé sur la demande américaine en raison de l'effritement de la confiance des consommateurs.

Le pétrole finit en forte hausse à New York

© Thinkstock

Le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre a gagné 2,57 dollars par rapport à la clôture de la veille, à 86,80 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les investisseurs "répondent assez bien à la réunion du G20. (...) Ils spéculent fortement sur le fait que l'Europe va parvenir à contenir sa crise de la dette", a expliqué Bart Melek, analyste de TD Securities à Toronto.

"Le marché est optimiste quant à une recapitalisation du secteur bancaire européen, ce qui dissipe les inquiétudes pour la demande" sur le Vieux continent, a dit son confrère d'Again Capital, John Kilduff.

Les ministres des Finances et les présidents des banques centrales des pays riches rassemblés au sein du G20 sont réunis vendredi et samedi à Paris pour évoquer notamment la question de la recapitalisation des banques européennes afin de leur permettre d'effacer une part plus importante que prévu de la dette grecque.

Les discussions portent notamment sur "une annonce de nature à doper la confiance" et qui devrait être faite lors du sommet des chefs d'Etats et de gouvernement du G20 à Cannes (France), a souligné Phil Flynn, de PFG Best Research, citant le journal Financial Times.

Les marchés pétroliers ont cependant observé la prudence à propos de la forte progression des ventes de détail de septembre aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir. Selon le département du Commerce, elles ont connu leur croissance la plus forte en sept mois, en progressant de 1,1% par rapport à août, soit bien plus que le pensaient les analystes, "Cela n'a pas porté le marché outre-mesure car l'indice (de confiance) de l'université du Michigan montre que les consommateurs ont encore mauvaise mine", a expliqué M. Kilduff.

L'indice de confiance des ménages, publié vendredi, s'est effrité de nouveau après un léger mieux en septembre, et n'est plus très loin de ce qu'il était en août, où il avait touché son niveau le plus faible depuis novembre 2008.

Trends.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires