Le massacre des banques

15/09/11 à 11:06 - Mise à jour à 11:06

Source: Trends-Tendances

Quand le ministre allemand de l'Economie évoque durant le week-end la faillite possible de la Grèce, il n'est pas étonnant que le secteur bancaire, français en particulier, se fasse massacrer en Bourse.

Le massacre des banques

© AFP

Lundi, avec un ensemble touchant, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole étaient un moment en recul de 15 %. Ces ténors ont quelque peu limité les dégâts en clôture... avant de rechuter le lendemain matin. Par rapport à leur sommet récent de la mi-février, ces trois actions étaient alors en chute de 61, 73 et 65 % respectivement. C'est bien pire si l'on se réfère au cours maximum observé avant la crise, soit en mai 2007 pour la majorité des valeurs financières européennes. Le 5 mai de cette année-là, le titre Société Générale affichait 140,5 euros. Il a donc, en chiffres ronds, perdu 90 % de sa valeur ! Lundi soir, les téléspectateurs des chaînes françaises ont eu droit à des reportages sur la protection de l'épargnant en cas de faillite d'une banque. On en était là...

Les autres institutions financières européennes n'échappent pas au tourment. L'action Deutsche Bank a presque autant souffert lundi et son cours est aujourd'hui inférieur de plus de 80 % à son sommet de 2007. Son compatriote Allianz n'en est pas là, mais l'assureur a quand même perdu plus des deux tiers de sa valeur. Quant au groupe néerlandais ING, il est en chute de 84 % sur le plus haut d'avant-crise. Les banques américaines non plus ne sont pas épargnées, avec Citigroup à la moitié de sa valeur de janvier dernier, et Bank of America un peu moins encore. Ce dernier titre est en chute de 87 % sur son sommet de décembre 2006, tandis que Citigroup a perdu 95 % de sa valeur. En Bourse, les banques ont vraiment perdu toute arrogance...

Guy Legrand

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