Le Fonds vert de l'ONU ne séduit pas autant qu'espéré

24/09/14 à 11:46 - Mise à jour à 11:46

Source: Belga

Le Fonds vert de l'ONU contre le réchauffement climatique a récolté 2,3 milliards de dollars en promesses de financement, a annoncé mardi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à l'issue d'un sommet sur le climat. Cette somme est bien en-deçà de l'objectif du fonds qui est de réunir 10 milliards de dollars d'ici la fin de l'année.

Le Fonds vert de l'ONU ne séduit pas autant qu'espéré

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Le Fonds vert de l'ONU est destiné à aider les pays vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du réchauffement de la planète.

Résumant les travaux du sommet, M. Ban a aussi indiqué que des banques privées avaient annoncé leur intention d'émettre des obligations vertes à hauteur de 20 milliards de dollars et de faire passer cette somme à 50 milliards en 2015. De plus, les assureurs ont promis de "doubler leurs investissement verts" d'ici 2015, les faisant passer à 82 milliards de dollars, a-t-il ajouté.

La Belgique n'a pas annoncé de nouvelle enveloppe pour l'aide climatique, contrairement à plusieurs grands pays. Le président français François Hollande a ainsi annoncé mardi que la France contribuerait "à hauteur d'un milliard de dollars sur les prochaines années" au Fonds vert. L'Allemagne avait accepté dès avant le sommet de donner un milliard de dollars au fonds.

Selon l'ONG Oxfam, le chiffre cité par M. Ban inclut cette contribution allemande annoncée en juillet. Plusieurs autres pays ont promis des sommes beaucoup plus faibles allant de 100 millions de dollars pour la Suisse et la Corée du Sud, à 5,5 millions pour la République tchèque. Le Danemark a promis 70 millions et la Norvège 33 millions.

Le sommet a débouché sur "des engagements forts en vue d'un accord important sur le climat" à la conférence de Paris en décembre 2015, a estimé M. Ban qui a parlé de "journée historique". Il a souligné aussi que "de nombreux dirigeants et entreprises avaient soutenu l'idée de donner un prix au carbone par l'intermédiaire de divers instruments", c'est-à-dire de faire payer pour les émissions de gaz polluants qui contribuent au réchauffement climatique.

Le sommet a rassemblé plus de 120 chefs d'Etat et de gouvernement et près de 200 entreprises mondiales.

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