Le FMI veut des aménagements de la dette grecque

22/02/17 à 20:06 - Mise à jour à 20:06

Source: Belga

La directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a plaidé mercredi pour une restructuration de l'énorme dette grecque, après un entretien avec Angela Merkel, tout en jugeant qu'une réduction de son montant n'était pas nécessaire.

Le FMI veut des aménagements de la dette grecque

© Reuters

La dette grecque "devra être restructurée de manière appropriée" et l'ampleur de cette opération "va clairement dépendre" des réformes mises en oeuvre par Athènes pour réduire son déficit public, a déclaré à Berlin Mme Lagarde, interviewée par la chaîne de télévision allemande ARD.

Dans l'immédiat, "nous sommes beaucoup plus confiants" quant au fait d'aboutir à une solution sur le déblocage de nouveaux prêts en faveur de la Grèce, de la part de la zone euro et du FMI, après des semaines de blocage sur cette question, a toutefois jugé la patronne du FMI.

Elle a salué notamment "les progrès" réalisés par Athènes en matière de réformes de l'économie grecque pour satisfaire les exigences fixées par ses créanciers en échange des prêts internationaux.

En ce qui concerne la réforme des retraites et du système fiscal en Grèce, entre autres, "sur ce front, les choses commencent à avoir l'air sérieuses", a jugé Mme Lagarde.

Mais à ses yeux, ces réformes ne sont qu'un volet des efforts à faire. L'autre sera à effectuer par les créanciers eux-mêmes et porte sur un assouplissement des conditions de remboursement de la dette grecque.

La Grèce doit pouvoir "marcher sur deux jambes", a-t-elle dit, et "la deuxième jambe sera le montant de la dette que le pays peut supporter et cette dette va devoir être restructurée de manière appropriée".

Par restructuration, Mme Lagarde entend "un allongement significatif des maturités", c'est à dire un report des délais dans lesquels la Grèce va devoir rembourser les prêts internationaux, "et un plafonnement significatif des taux d'intérêts" sur ces emprunts, afin dans les deux cas de soulager le fardeau financier pour le pays.

En revanche, "à l'heure actuelle, une réduction du montant de la dette n'est pas nécessaire", a ajouté la directrice générale du FMI. Une prise de position de nature à décevoir les autorités grecques mais qui va rassurer l'Allemagne en particulier.

Cette dernière refuse catégoriquement un effacement partiel de la dette grecque en estimant que la législation européenne l'interdit. Une telle mesure serait surtout politiquement difficile à porter pour la chancelière face une opinion sceptique sur l'aide à la Grèce et à quelques mois d'élections législatives.

"Plus il y aura de réformes" en Grèce, "moins il faudra en faire en matière de restructuration de la dette", a poursuivi Mme Lagarde.

TrendsInformation Services

Connectés en permanence

Connectés en permanence

A peine une vingtaine d'années se sont écoulées entre l'apparition des premiers ordinateurs ...

Nos partenaires