Le FMI attend des "décisions" de l'Europe sur la dette grecque

14/08/15 à 07:09 - Mise à jour à 07:08

Le Fonds monétaire international (FMI) attend que les Européens prennent des "décisions" sur l'allègement de la dette grecque avant de décider de participer ou non au nouveau renflouement du pays, a indiqué l'institution jeudi.

Le FMI attend des "décisions" de l'Europe sur la dette grecque

Christine Lagarde, directrice générale du FMI. © Reuters

"Nous attendons de travailler avec les autorités (grecques) pour développer le programme (de réformes) plus en détail, et que les partenaires européens de la Grèce prennent des décisions sur l'allègement de la dette", a déclaré la chef de mission du Fonds à Athènes, Delia Velculescu, dans un communiqué.

Cette déclaration intervient au moment où le Parlement grec doit approuver un accord sur un nouveau plan d'aide de 85 milliards d'euros, le troisième depuis 2010, en contrepartie de mesures d'économie drastiques.

Le FMI, un des principaux créanciers du pays aux côtés des Européens, a pris part aux discussions avec Athènes mais avait déjà fait savoir que sa participation financière était notamment suspendue à un coup de pouce européen pour rendre la dette grecque "soutenable".

De nombreux pays européens, Allemagne en tête, exigent la participation du FMI au plan d'aide mais se montrent extrêmement réticents à l'idée d'alléger la dette grecque, qui avoisine les 170% de sa richesse nationale.

"Le FMI (...) étudiera l'octroi de financements supplémentaires à la Grèce une fois que les autorités auront pris des mesures sur le programme (de réformes, ndlr) et que des mesures d'allègement de dette auront été prises", a souligné Mme Velculescu.

La responsable ne précise pas d'échéance précise mais indique que le Fonds prendra sa décision au moment de la "première évaluation" de l'économie grecque dans le cadre du futur plan d'aide européen.

Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront vendredi à Bruxelles pour se prononcer sur le nouveau plan d'aide à la Grèce, au sujet duquel l'Allemagne a déjà dit qu'elle avait des "questions".

Avec l'Afp

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