Le Belge retire en moyenne 24 fois par an des espèces à un distributeur de billet

25/04/18 à 15:14 - Mise à jour à 15:14

Source: Belga

Le consommateur belge retire en moyenne 24 fois par an des espèces dans l'un des 8.235 distributeurs de billet du pays, pour un montant moyen de 143 euros à chaque reprise, selon les chiffres annuels de Febelfin, la fédération du secteur financier, présentés mercredi.

Le Belge retire en moyenne 24 fois par an des espèces à un distributeur de billet

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Tout comme le nombre de distributeurs, celui des agences bancaires (5.896) est également en recul d'année en année mais demeure l'un des plus denses d'Europe, avec 603 institutions par million d'habitant.

Depuis plusieurs années, avec le développement des technologies, des applications de 'home banking' et de l'e-commerce, les activités bancaires quotidiennes ont basculé vers Internet. Le rapport bancaire Gemalto Generation démontrait d'ailleurs que plus de 2/3 des jeunes ont opté pour la banque mobile et que plus de 70% des Belges effectuent des opérations numériques au moins 2 à 3 fois par mois. Un quart des clients ne se présentent jamais en agence.

En 2017, Febelfin comptait 5,88 millions de souscriptions à la banque mobile, ce qui revient à une hausse de 1,3 million par rapport à un an plus tôt, et 12,1 millions de souscriptions à la banque en ligne, alors que ce chiffre n'était que de 4,6 millions il y a dix ans.

Pour autant, le réseau de distributeurs est encore très important même s'il régresse d'année en année. Il est ainsi passé de plus de 8.700 en 2015 à environ 8.600 un an plus tard et 8.235 en 2017. "Le Belge utilise encore beaucoup de cash", assure Karel Van Eetvelt, administrateur délégué de Febelfin.

En 2016, il avait ainsi retiré un montant total moyen de 3.666 euros dans un distributeur. Les chiffres en la matière baissent ici aussi d'année en année mais le placent malgré tout au-dessus de la moyenne européenne. Pour avoir accès à un distributeur, il faut très souvent se rendre dans une agence bancaire. Si leur nombre diminue également, de 4% par an en moyenne, et atteignait 5.896 l'an dernier (contre plus de 17.000 au début des années 1990), le réseau en Belgique reste l'un des plus denses d'Europe.

Avec 603 agences par million d'habitants, le pays n'est précédé que par l'Espagne et Chypre et devance très largement les Pays-Bas (102). Ces différentes tendances vont toutefois de pair avec une contraction de l'emploi dans le secteur financier, qui employait 50.307 personnes l'an dernier (un recul de 2,5% par rapport à 2016). En dix ans, 14.500 postes de travail y ont ainsi disparu et la diminution a été particulièrement forte entre 2005 et 2010. "Nous sommes un secteur qui suit l'évolution du consommateur", explique Karel Van Eetvelt. "Si la demande de contact physique avec une banque diminue, le nombre d'agences va suivre la même courbe."

La fonction de celles-ci a évolué. Elles sont devenues un lieu de contact et de conseils et moins un endroit où réaliser des opérations bancaires. Le patron de Febelfin s'attend d'ailleurs à une forte diminution "mais plutôt stable" du nombre de collaborateurs dans les années à venir. Il prédit par contre une importante hausse des travailleurs avec des compétences technologiques dans le secteur et une légère augmentation de ceux dotés de connaissances juridiques (particulièrement en matière de régulation). Les profils administratifs devraient par contre continuer à diminuer. Un constat déjà vérifiable depuis quelques années selon lui. De nombreuses fonctions sont dès lors appelées à être réaménagées.

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