La presse, "facteur de risque" pour Goldman Sachs

04/03/10 à 13:52 - Mise à jour à 13:52

Source: Trends-Tendances

C'est écrit noir sur blanc dans le rapport 2009 de la grande banque d'affaire américaine. Goldman Sachs et les médias, chronique d'un divorce.

La presse, "facteur de risque" pour Goldman Sachs

© Bloomberg

La presse est qualifié de nouveau facteur de risque pour le business de Goldman Sachs. C'est "écrit noir sur blanc dans le rapport 2009 " de la grande banque d'affaires américaine, publié le 26 février dernier, relève le blog financier Weeko. Une mention qui n'apparaissait pas dans le rapport 2008.

Le passage intéressant se trouve page 34: "La presse et les déclarations publiques qui évoquent des méfaits de notre part, même dépourvus de fondements factuels, provoquent souvent des enquêtes par les régulateurs, législateurs, autorités de la loi ou des procès. Répondre à ces enquêtes ou procès (...) coûte du temps et de l'argent et empêche les dirigeants de consacrer leur temps et leurs efforts à la compagnie." La couverture médiatique que subit la banque a également un "impact négatif" sur leur "réputation", le "moral" des employés et donc sur leur "performance", s'inquiète-t-on.

De fait, la banque catalyse toutes les indignations et critiques des journalistes et blogueurs, qui ne se remettent pas des profits et bonus faramineux dont jouit la banque, alors qu'elle a été renflouée par les deniers publics en 2008 et que le reste du pays reste enfoncé dans le marasme économique.

Ce qui interpelle surtout les médias, c'est que la banque la plus rentable deWall Street semble être sur tous les coups. Dernière révélation en date : c'est elle qui aurait aidé la Grèce à tricher sur les chiffres de sa dette en 2001. Mais selon le célèbre article "la grande machine américaine à faire des bulles" paru dans RollingStone, cela fait depuis la Grande Dépression que la banque surfe, voire alimente, toutes les bulles (Internet, pétrolière), telle "une pieuvre vampirique géante qui enveloppe l'humanité". Ainsi, lors de la dernière crise, Goldman aurait secrètement parié sur l'effondrement du marché immobilier, tout en faisant la promotion des titres toxiques qui y étaient adossés. Lloyd Blankfein aurait ensuite lourdement pesé sur les modalités du plan de sauvetage, élaboré par le secrétaire au Trésor de l'époque, Hank Paulson. Accessoirement, M. Paulson avait été en son temps PDG de Goldman Sachs. Et la presse ne s'est pas privée de le signaler.

Trends.be, L'Expansion.com

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