La Bank of America paye 783 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites

10/04/14 à 10:04 - Mise à jour à 10:04

Source: Trends-Tendances

Une grande partie de la somme servira à rembourser les clients lésés. La banque leur aurait injustement facturé des produits annexes à leurs cartes bancaires.

La Bank of America paye 783 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites

© Reuters

La Bank of America a accepté de débourser 783 millions de dollars pour stopper les poursuites des autorités américaines. La majeure partie de cet argent, environ 738 millions, servira à rembourser les clients lésés. Le reste de la somme sera versée aux organismes de réglementation comme pénalité. La banque n'a pas nié ni admis les accusations.

Trois millions de clients concernés

Entre 2010 et 2012, la banque est accusée d'avoir poussé ses clients à contracter des produits annexes en plus de leurs cartes bancaires. Par exemple des assurances contre le vol d'identité ou la perte d'emploi.
Les pratiques jugées illicites concernent environ trois millions de clients selon les régulateurs américains. 1,4 millions d'entre eux ont déjà été remboursés.

La banque avait déjà payé en mars pour une autre affaire

Ce n'est pas la première fois que la Bank of America met la main à la poche pour mettre un terme à des poursuites judiciaires. Fin mars, la banque avait déjà payé 9,5 milliards de dollars pour régler un litige sur les prêts immobiliers avec les agences de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.
Ces transactions auront un impact sur les bénéfices de la banque. Elle va inscrire une charge de 3,7 milliards de dollars avant impôts dans ses comptes du premier trimestre, qui seront publiés le 16 avril.

D'autres banques concernées

L'accord financier conclu par la Bank of America est loin d'être une première aux États-Unis. Lundi, Citigroup, la troisième banque américaine en termes d'actifs, a accepté de verser 1,12 milliard de dollars à dix-huit investisseurs institutionnels pour régler un litige immobilier remontant à la crise financière. Ces investisseurs lui reprochaient de les avoir floués en leur vendant entre 2005 et 2008 des prêts immobiliers pourris.

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