L'ex-CEO d'Optima, Jeroen Piqueur conteste sa détention et le timing de celle-ci

12/12/17 à 09:52 - Mise à jour à 17:32

Source: Belga

L'ancien patron de la banque et du groupe Optima, Jeroen Piqueur, conteste les faits qui lui sont reprochés dans l'enquête sur la faillite de la banque et ne comprend pas pourquoi après un an et demi d'investigation, il doit soudainement aller en prison, a fait savoir mardi son avocat, Raf Verstraeten.

L'ex-CEO d'Optima, Jeroen Piqueur conteste sa détention et le timing de celle-ci

Jeroen Piqueur (Optima). © BelgaImage

Jeroen Piqueur, ainsi que son fils Ruben et sa fille Rebecca, ont été arrêtés par le juge d'instruction gantois en charge de l'enquête. Jeroen Piqueur a été auditionné pendant plusieurs heures durant la nuit de lundi à mardi avant d'être placé sous mandat d'arrêt mardi matin.

"Jeroen Piqueur conteste les accusations pénales à son encontre. Il sera prêt à mener un débat approfondi à ce sujet devant le tribunal. Il ne comprend surtout pas que son cas entre dans les conditions définies par la loi pour arrêter quelqu'un, soit la nécessité absolue pour la sécurité publique. Il va donc contester sa détention", indique Me Verstraeten, qui assurera la défense du père et du fils Piqueur mais pas de la fille.

Jeroen Piqueur et ses deux enfants comparaîtront vendredi devant la chambre du conseil de Gand, qui statuera sur leur maintien en détention.

La section gantoise du parquet de Flandre-Orientale n'a pas fait de commentaire sur le moment de la détention. La procureure Caroline Jonckers indique que Jeroen Picqueur a été inculpé pour quatre infractions. "Pour les trois suspects, il est question d'abus de biens sociaux et de blanchiment d'argent. En ce qui concerne Jeroen Piqueur, il est également question d'insolvabilité frauduleuse et de violation à la législation bancaire."

En juin dernier, les curateurs de la faillite de la banque Optima avaient déjà signalé des suspicions d'infractions pénales au parquet. "Nous nous demandons si Picqueur est effectivement insolvable, ou s'il se serait mis en insolvabilité", avaient alors indiqué les curateurs. Le parquet n'a pas donné davantage d'informations sur le contenu des incriminations.

En savoir plus sur:

Nos partenaires