L'euro évolue à son plus haut depuis janvier face au dollar

24/08/15 à 16:25 - Mise à jour à 16:25

L'euro est monté lundi à son plus haut niveau depuis la mi-janvier, se hissant même au-dessus de 1,17 dollar pour un euro, profitant d'un afflux de cambistes fuyant le billet vert et les devises les plus risquées du fait des inquiétudes sur la Chine.

L'euro évolue à son plus haut depuis janvier face au dollar

© REUTERS/Philippe Wojazer

Vers 13H10 GMT (15H10 à Bruxelles), la monnaie unique européenne a atteint 1,1714 dollar pour un euro, son niveau le plus élevé depuis le 15 janvier, avant de redescendre autour de 1,1650 dollar. Vendredi vers 21H00 GMT, l'euro valait 1,1386 dollar.

"Le dollar s'effondre comme si la Fed (Réserve fédérale américaine) avait lancé des rachats d'actifs ou abaissé ses taux", s'est étonné Nour Al-Hammoury, analyste chez ADS Securities.

Comme face à l'euro, le dollar s'est effondré face au yen, tombant vers 13H10 GMT à 116,18 yens, son niveau le plus faible depuis le 16 janvier.

Les marchés étaient pris de panique lundi, minés par des inquiétudes persistantes sur la santé de l'économie chinoise et sur les perspectives de la croissance mondiale.

"La vague massive d'aversion pour les investissements à risque de vendredi a débordé sur le début de semaine, avec un plongeon des marchés d'actions et de l'essentiel des matières premières, les obligations grimpent et le dollar s'effondre", a observé Matt Weller, analyste chez Forex.com.

"D'habitude, le dollar est prisé comme valeur refuge en temps de crise car les courtiers se ruent vers ce qu'ils perçoivent comme de la sécurité et de la stabilité dans la plus grosse économie mondiale", a expliqué M. Weller.

Mais actuellement les inquiétudes sur la Chine, dont la croissance est le moteur de la reprise économique mondiale, alimentent des craintes de voir une reprise toujours fragile vaciller, et par extension laissent à penser que la banque centrale américaine va attendre avant de relever ses taux.

Une hausse des taux américains rendrait le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les investisseurs, alors tout report d'une telle action tend à peser sur le billet vert.

"Avec toute cette panique et cette volatilité sur les marchés en provenance de Chine, il semble que tous les espoirs d'une hausse des taux de la Réserve fédérale en septembre aient été balayés", a estimé Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Avec AFP

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