L'Etat éponge 18,6 millions de pertes du Fonds de l'économie sociale et durable

08/07/13 à 10:42 - Mise à jour à 10:42

Source: Trends-Tendances

L'Etat a épongé fin juin 18,6 millions d'euros de pertes du Fonds de l'économie sociale et durable (FESD), issues principalement de mauvais placements réalisés par les gestionnaires de ce fonds public. Un prêt de 26,9 millions a par ailleurs été accordé pour poursuivre la liquidation, qui s'échelonne jusqu'en 2029.

L'Etat éponge 18,6 millions de pertes du Fonds de l'économie sociale et durable

© reuters

Créé à l'initiative du gouvernement en 2003, le FESD avait pour objectif de mobiliser l'épargne des citoyens pour stimuler les investissements dans l'économie sociale et durable. Plus de 13.000 personnes ont souscrit à un emprunt obligataire, pour un total de 75 millions d'euros. Le Fonds a investi environ 70% des montants collectés dans des entreprises d'économie sociale, tandis que le solde a été placé à des fins de trésorerie.

Dans ce cadre, les gestionnaires ont acheté des produits financiers structurés (CDO) proposés par KBC. A l'époque, en 2005, le conseil d'administration a "décidé que les placements éthiques avaient certes la préférence, mais qu'il fallait également viser un rendement moyen supérieur", a indiqué Guy Hendrix, l'ancien président du FESD, lors d'une audition au parlement en 2010. Mais après la crise financière de 2008, ces placements se sont avérés désastreux.

En septembre 2009, le FESD a été placée en liquidation, sous la tutelle du Fonds de participation. S'il a été envisagé d'engager des poursuites contre KBC, cette piste a été rapidement abandonnée. "Le management savait ce qu'il faisait", souligne-t-on du côté du liquidateur, en notant que l'argent a été placé de façon répétée dans les tranches les plus risquées des CDO.

La liquidation du FESD se poursuivra jusqu'en 2029, année à laquelle tous les prêts aux entreprises d'économie sociale seront arrivés à échéance. Pour gérer la trésorerie, le SFP Finances vient d'accorder un prêt de 26,9 millions, au taux très favorable de 0,72%. L'Etat a surtout dû acter définitivement une perte de 18,6 millions sur le portefeuille de mauvaises créances.

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