Juste avant sa nationalisation, Belfius proposait encore des produits offshore...

17/04/13 à 09:38 - Mise à jour à 09:38

Source: Trends-Tendances

Le bancassureur Belfius a monté et proposé, durant des années, des produits passant par le paradis fiscal de La Barbade et l'Irlande. Bien que ces contrats aient été controversés en interne, ils ont encore été prolongés juste avant que la banque soit nationalisée.

Juste avant sa nationalisation, Belfius proposait encore des produits offshore...

© Belga

Au centre de ces contrats, des membres de l'ACW, écrit De Morgen mercredi.

Il ressort d'une enquête que la banque Dexia, démantelée, et son successeur Belfius ont mis sur pied des constructions via le paradis fiscal de La Barbade, une île des Caraïbes, et via l'Irlande, où les taux d'imposition sont plus bas.

Le dossier contient, selon De Morgen, des contrats de réassurance, conclus pendant des années par Dexia Insurance Belgium, aujourd'hui Belfius Assurances. Il s'agit d'accords entre la filiale irlandaise de Belfius Eurco Re et des banques canadiennes.

Toujours selon De Morgen, il est remarquable que Jos Clijsters, le CEO actuel de Belfius, ait donné son feu vert quelques jours à peine avant la nationalisation du bancassureur par l'Etat belge, fin 2011, pour que ces contrats de réassurance soient prolongés jusqu'en 2015.

Des mails et rapports internes du comité d'audit de Dexia montrent pourtant que la direction de Belfius était au courant des sérieux problèmes posés par le dossier "Barbade" et que le mécontentement en interne était vif. "Il y a clairement un manque de transparence", peut-on lire en toutes lettres dans un procès-verbal du comité d'audit.

Dans une réaction au quotidien, Belfius indique que le comité de direction a décidé, le mois passé, "d'arrêter le plus vite possible les activités de réassurance qu'Eurco Re exerce via des banques canadiennes. Cette décision a été confirmée le 21 mars 2013 par le conseil d'administration".
La filiale irlandaise devrait être fermée avant l'été, ce qui permettrait à la banque de ne plus avoir d'activités dans des paradis fiscaux.

Nos partenaires