ING prévoit une légère récession en 2012 et des créations d'emplois en 2013

13/09/12 à 09:37 - Mise à jour à 09:37

Source: Trends-Tendances

Le dernier tableau de bord économique publié par ING table sur un recul de 0,2% du PIB belge en 2012, une faible reprise en 2013 (+0,9%). Et, tout de même, 10.000 emplois créés en 2013, grâce aux exportations.

ING prévoit une légère récession en 2012 et des créations d'emplois en 2013

© Belga

Après le gouverneur de la BNB, Luc Coene, qui craignait dans une interview, en août dernier, une croissance zéro pour 2012, c'est au tour d'ING d'annoncer une prévision peu favorable. L'ING Dashboard Belgian Economy publié ce jeudi matin annonce que la Belgique connaît une légère récession pour 2012. La consommation reculerait de 0,4%, l'investissement des ménages (logement) se contracterait de 3,7%.

Ces chiffres sont légèrement plus pessimistes que ceux publiés par des organismes publics comme l'OCDE, la Commission Européenne, qui oscillent entre une croissance à zéro pourcent et +0,4%. Le 7 septembre dernier, les prévisions publiées par la BNB ont maintenu une croissance à +0,6%. Et ce malgré les déclarations de Luc Coene, qui avaient attirés des commentaires critiques du côté du gouvernement.

Pas de reprise à court terme, mais....

" Très peu d'indicateurs laissent entrevoir à ce stade une reprise de l'économie belge à court terme " indique Philippe Ledent, auteur de l'étude d'ING. Qui reste rassurant : " La situation économique belge reste pourtant correcte au regard d'autres économies européennes, notamment en matière de finances publiques. Ceci devrait maintenir le coût de financement de l'économie à un niveau bas. " Il estime que la Belgique parviendra " à limiter le déficit à 2,8% du PIB cette année. " Le recul des taux d'intérêt sur les emprunts publics facilitera la tâche.

Côté emplois, l'ING Dashboard Belgian Economy prévoit une stagnation en 2012, et une hausse l'an prochain, qui serait alimentée par " une nouvelle impulsion du commerce extérieur " dont les effets ne se feraient sentir, au mieux, qu'à la toute fin de 2012. Cette impulsion, qui " sera modérée ", devrait être alimentée par la croissance américaine et l'action des autorités monétaires des pays émergents.

Robert van Apeldoorn

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