"Il n'y a jamais eu de putsch des Néerlandais chez ING !"

20/10/10 à 10:53 - Mise à jour à 10:53

Source: Trends-Tendances

L'exemple d'un géant bancaire comme Fortis, qui fit notamment les frais de sa double nationalité belgo-néerlandaise, peut-il laisser craindre un identique fossé culturel chez ING ? Non, si l'on en croit Jan Hommen, son président.

"Il n'y a jamais eu de putsch des Néerlandais chez ING !"

A propos de votre arrivée à la tête du groupe, certains parlent d'un putsch des Néerlandais contre les Belges, ce qui a coûté son siège à Michel Tilmant...

Non, absolument pas ! Il n'y a jamais eu de putsch. Nous avons un certain nombre de Belges de qualité qui travaillent dans le groupe. Eric Boyer (Ndlr, n° 2 d'ING) est un homme remarquable, avec qui je collabore vraiment très bien. En Belgique aussi il y a des employés très compétents, avec lesquels nous collaborons également fort bien.

Contrairement à ce qu'écrit Piet Depuydt dans son récent livre sur la chute de Fortis (De Kloof), il n'y a jamais eu de fossé culturel entre Belges et Néerlandais chez ING ?

Non. Il n'y a pas si longtemps que cela, trois Belges faisaient partie du comité de direction du groupe. Vous ne faites pas cela s'il existe un fossé culturel ! Il y avait et il y a toujours une très bonne collaboration entre Belges et Néerlandais. J'ai moi-même encouragé les Belges à faire davantage de development management, car je souhaite conserver le soutien des talents au sommet du groupe.

La crise n'a donc pas mis à mal cette bonne entente entre les Belges et les Néerlandais ?

Absolument pas. ING est une entreprise internationale. Elle a bien sûr son siège aux Pays-Bas mais, je le répète, beaucoup de personnes talentueuses y travaillent un peu partout à travers le monde. J'estime que quiconque en a les capacités doit avoir la chance de pouvoir un jour s'installer dans mon fauteuil. Exclure l'un ou l'autre à l'avance, ce n'est pas ainsi qu'on gère une entreprise.

Une dernière question : avez-vous des nouvelles de Michel Tilmant ?

Non.

Plus jamais vu, plus jamais entendu ?

Non, nous n'avons plus l'occasion de nous parler.

Propos recueillis par Sébastien Buron, à Amsterdam

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