"Il faut arrêter de dire qu'il n'y aura plus de pension légale à l'avenir"

27/11/17 à 14:24 - Mise à jour à 14:24

Source: Belga

Près d'un Belge sur 2 (47%) n'a pas encore pensé à planifier sa pension et plus de 7 sur 10 (73%) semblent ne pas connaître le système - basé sur 3 piliers - qui prévaut en Belgique, ressort-il du 2e observatoire réalisé par IPSOS sur le sujet pour le compte de la banque CBC.

"Il faut arrêter de dire qu'il n'y aura plus de pension légale à l'avenir"

© Getty Images/iStockphoto

"Ce constat est interpellant compte tenu des réformes en cours", a indiqué Jean Hindriks, professeur à l'UCL et membre du conseil académique des pensions, à l'occasion de la présentation des résultats de cette étude.

Selon celle-ci, 7 répondants sur 10 estiment manquer d'informations sur la question, 1 Belge sur 2 ne sachant par exemple pas à quel âge il pourra partir à la retraite. En outre, 6 Belges sondés sur 10 sous-estiment leur espérance de vie ainsi que le montant nécessaire pour subvenir à leurs besoins une fois pensionnés.

"Les réformes actuelles menées par le gouvernement semblent toutefois faire bouger les lignes au niveau du 3e pilier", 54% des personnes interrogées envisageant de planifier davantage leur pension en activant leur épargne-pension individuelle ou des placements financiers, a pour sa part pointé Patrick Wangneur, expert en prévoyance chez CBC.

"Les Belges estiment par ailleurs que les pensions de demain seront financées par la pension légale (58%), par l'épargne-pension individuelle (23%) et par la pension complémentaire (19%)", près d'un Belge sur 2 comptant avant tout sur lui-même pour planifier sa pension, a-t-il ajouté.

"Ce baromètre met le doigt sur 3 problèmes majeurs: le déficit d'information face à un calcul complexe et à long terme; l'incertitude, notamment sur le montant de la pension légale et la procrastination qui retarde la planification", a enfin résumé Jean Hindriks. "Il faut arrêter de dire qu'il n'y aura plus de pension légale à l'avenir ou qu'elle va se réduire à peau de chagrin. Au contraire, nous devons rassurer sur notre système de sécurité sociale qui devient paradoxalement une source d'angoisse et d'insécurité", a-t-il conclu.

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