Holding communal : les autorités savaient dès 2008

12/12/11 à 20:38 - Mise à jour à 20:38

Source: Trends-Tendances

Les autorités fédérales et régionales étaient parfaitement au courant dès fin 2008 des difficultés que le Holding communal que connaissait, mais une solution structurelle n'a été recherchée que tardivement, a déclaré Francis Vermeiren, président du Holding communal, mis en liquidation suite à la débâcle de Dexia.

Holding communal : les autorités savaient dès 2008

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"Les cinq commissaires du gouvernement ont participé à tous les conseils d'administration", a assuré M. Vermeiren, longuement auditionné ce lundi après-midi par la Commission spéciale de la Chambre sur le démantèlement de Dexia. Une solution structurelle à ces problèmes n'a été recherchée que quelques mois avant le second crash, mais celle-ci fut compromise dès l'apparition de la crise de la dette souveraine, au printemps 2011, a-t-il ajouté.

Administrateur de Dexia depuis 2005, M. Vermeiren a attribué l'origine des problèmes du Holding à fin 2008, lorsque celui-ci fut contraint, en tant qu'actionnaire à hauteur de 14,4% de Dexia, d'injecter 500 millions d'euros dans le groupe franco-belge. Ne disposant pas de cet argent, le Holding communal chercha à emprunter auprès de banques. "Mais le marché du crédit en 2008 était alors fermé. Nous n'avons essuyé que des refus auprès des banques".

Le Holding demande alors à Dexia de lui prêter l'argent pour financier sa propre recapitalisation. "Je comprends que cela puisse surprendre, mais des juristes internes et externes nous ont assuré que c'était légal", a insisté M. Vermeiren devant le députés.

Empêtré dans les difficultés, le Holding a besoin à son tour en 2009 d'être recapitalisé. Il contacte alors le holding Publigaz, mais celui-ci exige des taux et des garanties trop élevés.

Le Holding se tourne alors vers les communes et lève, contre la promesse d'un taux de 13% par an pendant dix ans, 250 millions d'euros. Une participation aujourd'hui perdue. "Les communes étaient libres d'y participer. Personne n'a été contraint", a assuré M. Vermeiren.

"Mais quelle était l'alternative? : laisser tout exploser et acter l'échec anticipé de Dexia! Mais les communes ne le voulaient pas...".

Trends.be, avec Belga

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