"En bons managers, nous regardons plus loin que le plan industriel"

01/06/11 à 10:20 - Mise à jour à 10:20

Source: Trends-Tendances

Le plan industriel de BNP Paribas Fortis, présenté voici moins de deux ans, est "sur les rails", souligne son patron, qui a éludé la question de savoir si la banque baserait désormais les salaires de ses travailleurs sur la satisfaction des clients.

"En bons managers, nous regardons plus loin que le plan industriel"

© Image Globe/Dirk Waem

Présenté voici moins de deux ans, le plan industriel de BNP Paribas Fortis est désormais "sur les rails", a déclaré mardi Max Jadot, administrateur délégué du groupe bancaire, à l'occasion de sa première conférence de presse depuis qu'il a succédé, le 1er mars, au Français Jean-Laurent Bonnafé aux fonctions de CEO et de président du comité de direction de la société.

Et d'évoquer notamment les "excellents résultats commerciaux de l'année écoulée, qui se confirment d'ailleurs au premier trimestre de 2011". Pour rappel, BNP Paribas Fortis a clôturé son exercice 2010 sur un bénéfice net de 1,907 milliard d'euros, à comparer aux 665 millions d'euros de pertes enregistrés en 2009. "Ce résultat s'explique par de bonnes performances commerciales, un faible niveau de dépréciations et un résultat de 970 millions d'euros sur les activités abandonnées", avait commenté le groupe lors de la publication de ses résultats.

"Cette tendance positive se poursuit au premier trimestre de 2011", a poursuivi Max Jadot. Ainsi, lors des trois premiers mois de l'exercice en cours, les dépôts en banque de détail en Belgique et au Luxembourg, ont bondi de 10,9 % pour atteindre quelque 101 milliards d'euros. Les prêts, eux, ont progressé de 4,6 %, à 85,1 milliards.

Parallèlement, "nos niveaux de solvabilité et de liquidités respectent tous les critères imposés par les autorités de contrôle et nous dépassons déjà les ratios imposés par Bâle III", s'est encore réjoui le CEO.

Des salaires basés sur la satisfaction du client ? Jadot élude la question

Malgré ces signaux favorables, la société reste prudente et continue de travailler sur sa structure de coûts. "En bons managers, nous regardons plus loin que le plan industriel, a admis l'administrateur délégué. Mais cela n'aura pas d'impact sur l'emploi."

Fin 2010, BNP Paribas Fortis employait près de 17.000 équivalents temps plein, un nombre en progression de 2,2 % par rapport à l'année précédente, ce qui en fait "le premier recruteur net du secteur financier" en Belgique.

Quant à une éventuelle modification de la politique salariale de l'entreprise, récemment évoquée dans la presse, "nous en discutons avec nos partenaires sociaux", a confirmé Max Jadot sans autres commentaires.

"Un Belge sur trois est client de BNP Paribas Fortis, a-t-il par ailleurs rappelé. Nous sommes conscients de la responsabilité que cela suppose et nous voulons dès lors continuer à investir" non seulement dans le réseau d'agences mais aussi dans les autres canaux, tels que le mobile banking. "Notre mission est d'être des banquiers qui mettent le client au coeur de leurs préoccupations et nous allons continuer dans ce sens", a conclu Max Jadot.

Trends.be, avec Belga

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