Dexia: la présidente de la Commission spéciale veut aussi entendre Di Rupo

07/11/11 à 10:07 - Mise à jour à 10:07

Source: Trends-Tendances

Lundi, le CEO de Dexia Pierre Mariani et le président du conseil d'administration Jean-Luc Dehaene seront les premières personnes auditionnées par les quinze parlementaires composant la Commission spéciale. Mais la présidente de la Commission, Marie-Christine Marghem (MR), souhaite également entendre le formateur Elio Di Rupo.

Dexia: la présidente de la Commission spéciale veut aussi entendre Di Rupo

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La Commission spéciale sur le démantèlement de Dexia entame lundi ses travaux et voudrait entendre le formateur Elio Di Rupo. Selon la présidente de la Commission, Marie-Christine Marghem (MR), ce dernier a été impliqué lors des grandes étapes de l'histoire de la banque: en tant que ministre lors de la création de Dexia en 1996, en tant que membre du conseil d'administration et enfin en tant que formateur au moment de la nationalisation de Dexia Banque Belgique.

La présidente ne peut toutefois décider seule d'imposer l'audition de M. Di Rupo, écrit lundi De Morgen. Lundi, le CEO de Dexia Pierre Mariani et le président du conseil d'administration Jean-Luc Dehaene seront les premières personnes auditionnées par les quinze parlementaires composant la Commission spéciale.

Jean-Luc Dehaene était également Premier ministre lorsque Dexia est née de la fusion du Crédit Communal et du Crédit Local de France en 1996. "Mais Dehaene n'est pas le seul témoin intéressant de cette époque. Elio Di Rupo (PS) faisait partie du même gouvernement", insiste Mme Marghem.

La Commission fixera son agenda des auditions mercredi. D'après Mme Marghem, qui s'exprime également lundi dans Le Soir, la Commission spéciale formulera des recommandations, qui nécessiteront la constitution d'une commission de suivi. Ces recommandations devraient porter, entre autres, sur les bonus et les parachutes dorés, sur la solidité financière des banques, sur les risques qu'elles prennent et sur leur taille.

"Ces grandes banques savent qu'elles sont trop importantes pour qu'on les laisse tomber, ce qui les incite parfois à prendre des risques démesurés...", relève la présidente.

Trends.be avec Belga

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