Dexia et KBC : la BNB plus exigeante que la Commission

16/06/11 à 15:15 - Mise à jour à 15:15

Source: Trends-Tendances

C'est la Banque nationale, et non la Commission européenne, qui a poussé Dexia et KBC à accélérer leur restructuration. La BNB n'exclut pas une augmentation de capital de l'une ou de l'autre... voire des deux.

Dexia et KBC : la BNB plus exigeante que la Commission

© Belga

Dexia et KBC ont accéléré et renforcé leur restructuration à la demande de la Banque nationale de Belgique, rapporte jeudi De Tijd sur son site Internet, sur base de déclarations faites par Luc Coene, gouverneur de la BNB, lors de la présentation d'un rapport sur la stabilité financière. Seuls quelques médias ont été conviés à cette présentation.

Voici un mois, des informations de presse faisaient plutôt état de pressions de la Commission européenne elle-même, en vue d'une accélération de la restructuration de Dexia. Le groupe franco-belge s'était alors défendu de toute pression... mais admis qu'il saisirait "toute opportunité pour accélérer le rythme des cessions d'actifs".

"Le timing et le volume des plans de restructuration que Dexia et KBC avaient conclus avec la Commission européenne étaient insuffisants, vient de déclarer Luc Coene. Nous avons fait passer ce message aux banques. Nous sommes satisfaits de la réaction car les deux banques ont indiqué qu'elles accélèrent et renforcent la restructuration."

La direction de la BNB n'exclut pas qu'une augmentation de capital de Dexia et/ou KBC s'avère nécessaire : "Il existe une grande incertitude sur l'évolution de l'économie et de la rentabilité, a de son côté indiqué Mathias Dewatripont, directeur de la BNB. Officieusement, nous entendons que KBC songe à une augmentation de capital."

Dexia a annoncé fin mai sa décision d'accélérer son programme de cession d'actifs non stratégiques, ce qui aura un impact financier négatif estimé à 3,6 milliards d'euros au deuxième trimestre.

Le gouverneur de la BNB a encore souligné que beaucoup de choses dépendront de la situation en Grèce : "Si le stress retombe, nous serons dans un scénario tout autre, bien meilleur. En tant que superviseurs, nous devons toutefois regarder le scénario du pire. Dans un tel scénario, une augmentation de capital est peut-être nécessaire."

Luc Coene ne se fait toutefois pas trop de soucis par rapport à l'impact éventuel de la crise de la dette grecque sur les banques belges. L'exposition des banques belges est relativement limitée et ne menace pas leur survie, a-t-il dit en substance.

Trends.be, avec Belga

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