Bourse : Nyse Euronext et Deutsche Börse prêts à des concessions

18/11/11 à 10:59 - Mise à jour à 10:59

Source: Trends-Tendances

La Commission européenne s'inquiétait d'une position dominante du futur groupe boursier fusionné Nyse Euronext/Deutsche Börse, qui aurait contrôlé 90 % du marché des dérivés cotés. Les deux Bourses proposent de se séparer de certaines activités en Europe.

Bourse : Nyse Euronext et Deutsche Börse prêts à des concessions

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Les opérateurs boursiers Nyse Euronext et Deutsche Börse ont annoncé vendredi être prêts à amender leur projet de fusion, proposant notamment de se séparer d'activités dans les produits dérivés en Europe pour lever les inquiétudes des autorités européennes.

La nouvelle proposition des deux groupes "a pour but de résoudre les inquiétudes persistantes de la direction de la concurrence sur les échanges de dérivés et la compensation, tout en préservant la logique industrielle de la transaction", ont indiqué les deux groupes dans un communiqué.

A la suite de cette nouvelle proposition, les deux groupes n'espèrent conclure leur fusion que "début 2012" et non fin 2011 comme annoncé jusqu'ici. La décision finale des autorités européennes de la Concurrence n'est attendue que le 23 janvier 2012, un mois plus tard que prévu jusqu'à présent, et la fusion "devrait être bouclée peu après", ont-ils précisé.

Nyse Euronext/Deutsche Börse : un futur géant, un pied de chaque côté de l'Atlantique

Nyse Euronext et Deutsche Börse veulent fusionner pour créer un géant des services financiers. Le holding du nouveau groupe doit être détenu à 60 % par les actionnaires de Deutsche Börse et à 40 % par ceux de Nyse Euronext, et avoir son siège à Francfort et à New York.

En pratique, Nyse Euronext a proposé de se séparer de ses activités européennes de dérivés d'actions, dont BClear, "sauf des activités sur les options sur ses marchés intérieurs", soit la France, les Pays-Bas, le Portugal et la Belgique. Sur ces derniers marchés, c'est l'allemand Deutsche Börse qui se séparerait de ses activités.

La Commission européenne s'inquiétait d'une position dominante du futur groupe boursier fusionné, qui aurait contrôlé 90 % environ du marché des dérivés cotés.

Trends.be, avec Belga

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