Bitcoin Challenge: je compte mes billes... avant de les retirer

12/04/18 à 15:56 - Mise à jour à 16:46
Du Trends-Tendances du 12/04/18

Je vais devoir me résoudre à convertir mes monnaies virtuelles en euros. Mais les cours actuels, qui ont plongé dans des proportions abyssales, me semblent peu propices à cette opération..

Bitcoin Challenge: je compte mes billes... avant de les retirer

. © Belgaimage

Le Bitcoin Challenge arrive tout doucement à son terme. A la mi-avril, j'aurai atteint les trois mois que je m'étais donnés pour doubler ma mise de départ, fixée à 5.000 euros. Un objectif rétrospectivement très ambitieux que je ne parviendrai pas à atteindre, sauf crypto-miracle. Le plus probable est que je clôturerai mon expérience avec une sévère perte.

Je dois préparer ma sortie de scène. Il faudra en effet compter quelques jours de délai pour convertir mes monnaies virtuelles en euros. Avant de réaliser cette opération périlleuse, je passe en revue mes différents placements.

Le plus gros de mes investissements est bien au chaud dans mon portefeuille sécurisé. Grâce à ma clé physique Ledger, acquise au début de mon expérience, j'ai pu mettre en sûreté du bitcoin, de l'ethereum et du litecoin. Problème : je viens d'apprendre que la sécurité de cette fameuse clé physique n'était plus totalement assurée tant que je n'effectuais pas une mise à jour importante... que j'ai laissée traîner pendant plusieurs semaines. Nouvelle poussée de stress quand je suis contraint de désinstaller l'ensemble des portefeuilles liés à mes monnaies virtuelles, avant de reprogrammer ma clé. Quelques bidouillages plus loin, je retrouve mes précieux bitcoins. Intacts. Mes autres placements sont disséminés sur une série de plateformes utilisées au fur et à mesure de mes achats. Au final, je possède des cryptomonnaies sur Binance, Kraken, Coinbase et Bitstamp.

Deux monnaies en cadeau

Bitcoin Challenge: je compte mes billes... avant de les retirer

La plateforme chinoise Binance a ma préférence : c'est là que je stocke la plupart de mes devises alternatives. En faisant le tour de mes différents placements, je me rends compte que deux nouvelles monnaies se sont ajoutées à mon portefeuille. Un donateur anonyme m'a-t-il fait une crypto-offrande ? Un lecteur compatissant espère-t-il sauver in extremis le Bitcoin Challenge ? Je suis désormais propriétaire de neogas (GAS) et d'ontology (ONT). Je me rends sur le site spécialisé Coinmarketcap afin d'évaluer la valeur de mon trésor. Mon enthousiasme est de courte durée. Combinées, mes deux monnaies tombées du ciel valent 1,70 euro. C'est toujours ça de pris. J'apprends que le neogas et l'ontology sont des dérivés du neo, une monnaie présentée comme l'ethereum chinois, dans laquelle j'ai investi voici quelques semaines. Ces actifs numériques sont octroyés sous forme de récompense aux possesseurs et utilisateurs de neo. Sympa.

Sur Coinbase et Bitstamp, il me reste quelques litecoins que j'avais achetés en parallèle pour comparer les différences en frais de transaction (Bitstamp s'avère moins chère que la très populaire Coinbase). Sur Kraken, il ne me reste finalement pas grand-chose. C'est en effet sur cette plateforme américaine que j'ai fait tourner mon robot trader, qui s'est avéré parfaitement inefficace. Après un mois d'essai, qui m'a coûté 20 euros, j'ai préféré arrêter les frais. Sur les 0,03 bitcoin que je lui avais confiés et avec lesquels il a " joué " pendant 30 jours, il me reste 0,026 bitcoin. Au cours du jour, j'ai perdu une vingtaine d'euros dans l'opération. Je limite la casse.

Globalement, les affaires vont mal. Le bitcoin végète entre 5.000 et 6.000 euros, bien loin de ses sommets du mois de décembre 2017, au cours duquel il avait dépassé 16.000 euros. Tous mes placements ont chuté dans la foulée du bitcoin. Seul mon dernier investissement, le méconnu airswap, est dans le vert : j'ai gagné environ 10 euros sur cette devise exotique... Dans quelques jours, je la revendrai, de même que toutes les autres. Ce n'est peut-être pas la meilleure chose à faire, vu le plongeon vertical qu'ont fait tous mes investissements. Mais nul ne peut dire si les cryptomonnaies ont atteint leur niveau le plus bas ou si elles rebondiront un jour. Et il faut que je clôture mon expérience.

Mon capital de départ :

5.000 euros.

Mon objectif : investir dans les monnaies virtuelles.

Mon challenge : doubler ma mise en trois mois. Une expérience à suivre en temps réel sur trends.be/bitcoinchallenge et sur mon compte Twitter @gilquoistiaux

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