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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

16/12/16 à 10:29 - Mise à jour à 10:29

Banque : la bataille du mobile ne fait que commencer

Les banques se lancent dans la Bataille du mobile avec plus de force que par le passé. Elles savent que des tas de start-up mélangeant finance et technologie n'attendent qu'une chose : prendre une partie de leur business.

Banque : la bataille du mobile ne fait que commencer

© Keytrade

En cette fin d'année, il y a une tendance forte qui se dégage dans le secteur bancaire : la volonté de séduire encore plus les clients via leur smartphone. Ce n'est pas compliqué à comprendre, aujourd'hui chaque client n'a que quelques contacts par an avec sa banque en agence, alors qu'il consulte des centaines de fois son application bancaire. Le smartphone est devenu le point de contact principal des banques avec leurs clients.

Les banques savent que des tas de start-up mélangeant finance et technologie - on les appelle FinTechs - n'attendent qu'une chose : prendre une partie du business des banques. Le consultant McKinsey a d'ailleurs estimé qu'entre 20 % et 60% des activités bancaires pourraient disparaître sous les coups de butoir de ces petites sociétés. Plus que jamais le métier de banquier traditionnel est menacé. Raison pour laquelle vous verrez un mouvement de séduction via les campagnes de pub en 2017. Les banques vont toutes accélérer le mouvement et donc offrir davantage de services sur les smartphones. Encore une fois, comment faire autrement ? Non seulement il y a moins d'agences physiques, mais en plus, les clients d'aujourd'hui sont habitués à acheter en ligne, et donc, il devient de plus en plus en difficile de leur imposer un détour par l'agence.

Une petite banque en ligne comme Keytrade a d'ailleurs bien compris le message. Elle a pour l'heure 285.000 clients en Belgique. Le plus ironique dans l'histoire, c'est qu'à un moment donné, des observateurs avisés ont cru que sa dernière heure était arrivée, notamment parce que les taux d'intérêt sont ultra-bas et que le gouvernement avait imposé une taxe sur la spéculation sur les plus-values sur actions. Bref, le modèle économique de Keytrade était sous pression. Aujourd'hui son PDG se montre au contraire très confiant et il vient de le dire publiquement. Il veut que sa banque soit la seule véritable alternative aux banques traditionnelles belges. En 2017, il sera donc possible de souscrire on line à des prêts hypothécaires et même chose pour des crédits à la consommation. Là ce sera sans doute pour 2018 ou 2019 au plus tard. A ceux qui pensent que la vente de prêts hypothécaires par Internet est difficile, il rappelle que l'accompagnement du client peut aussi utiliser des outils modernes comme la vidéoconférence ou cet ancien instrument diablement efficace... le téléphone.

Bref, vous l'avez compris, dans le secteur bancaire, la bataille du mobile ne fait que commencer.

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