"Baleine de Londres" : arrestation de l'un des deux traders de JPMorgan Chase

27/08/13 à 14:47 - Mise à jour à 14:46

Source: Trends-Tendances

L'un des deux ex-traders de JPMorgan Chase poursuivis aux Etats-Unis pour avoir masqué des pertes de 6 milliards de dollars dans l'affaire de la "baleine de Londres" a été arrêté à Madrid, a annoncé mardi la police espagnole.

"Baleine de Londres" : arrestation de l'un des deux traders de JPMorgan Chase

© Image Globe

La police "a arrêté un citoyen espagnol réclamé par les Etats-Unis pour fraude et délits fiscaux" à Madrid, a affirmé la police dans un communiqué, précisant qu'il a été envoyé devant un juge d'instruction.

Agissant sur la base d'un mandat d'arrêt international, la police espagnole "est parvenue à localiser la personne recherchée par la justice américaine, et, après avoir discuté avec lui, a obtenu qu'il se présente à un commissariat" où il a été arrêté, explique la police.

Les autorités américaines ont engagé des poursuites le 14 août contre Javier Martin-Artajo, qui dirigeait la stratégie de courtage d'un service d'investissement de JPMorgan et le Français Julien Grout, l'un de ses subordonnés.

Ils sont accusés de s'être entendus pour avoir falsifié les comptes de la première banque américaine afin de masquer les pertes de leur unité qui s'accumulaient pour atteindre des centaines de millions de dollars.

Julien Grout, un trader du bureau londonien du service d'investissements en propre (CIO) de JPMorgan Chase âgé de 35 ans, était chargé de la préparation des bilans internes quotidiens sur les pertes et profits dans les dérivés de crédits de son service, notamment sur les positions prises par son supérieur direct Bruno Iksil.

Début 2012, les positions de M. Iksil étaient devenues énormes et trop visibles dans le marché opaque où les dérivés se négocient de gré à gré (au contrat), ce qui lui a valu le surnom de "baleine de Londres". Les autres traders se sont retournés contre lui, forçant la première banque américaine à brader ses positions.

M. Martin-Artajo est notamment accusé d'avoir fait pression sur MM. Iksil et Grout qui étaient ses subordonnés, et d'avoir refusé à maintes reprises de voir une évaluation réaliste de ces pertes apparaître dans les documents transmis à la hiérarchie de la banque.

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