Axa, BNPP Fortis, ING : qui signe la meilleure année 2010 ?

17/02/11 à 15:11 - Mise à jour à 15:11

Source: Trends-Tendances

Trois "grands" bancaires et des assurances ont livré jeudi leurs résultats pour l'année écoulée. Des performances plutôt contrastées.

Axa, BNPP Fortis, ING : qui signe la meilleure année 2010 ?

Axa Belgique : + 16 % de résultat opérationnel

Le résultat opérationnel des activités 2010 de la filiale belge d'Axa enregistre une hausse de 16 % par rapport à 2009, annonce-t-elle jeudi. "Cependant, les fluctuations des marchés financiers ont affecté le résultat net qui se situe à 484 millions d'euros, soit une légère baisse par rapport à 2009", chiffre Axa Belgique.

En assurances IARD (incendies, accidents et risques divers), l'évolution des segments particuliers et entreprises est très contrastée, si l'on en croit la filiale belge d'Axa. Chez les particuliers, l'encaissement a augmenté de 2,3 %, à 1,085 milliard d'euros, notamment en raison de la nouvelle politique de segmentation auto. Côté entreprises, on enregistre une baisse de l'encaissement de 5 % à 1,014 milliard d'euros. Le résultat opérationnel d'Axa en IARD enregistre une hausse de 23 %, à 30 millions d'euros.

En assurances vie, malgré un environnement financier volatil et une forte concurrence des produits bancaires, Axa Belgique est parvenue en 2010 à stabiliser son chiffre d'affaires, qui est passé de 2,515 milliards d'euros en 2009 à 2,504 milliards d'euros en 2010 (- 0,4 %).

Enfin, malgré un environnement de taux d'intérêt à court terme bas et une forte concurrence dans le marché des produits bancaires, la filiale a enregistré l'an dernier un résultat opérationnel de 64 millions d'euros pour les activités bancaires en Belgique. Ce résultat positif représente une hausse de 40 millions d'euros comparé à 2009.

BNP Paribas Fortis : + 6,6 % de produit net bancaire

BNP Paribas a vu son bénéfice net part du groupe s'établir à 7,843 milliards d'euros en 2010, en progression de 34,5 % par rapport à 2009, a annoncé jeudi le groupe bancaire.

En Belgique, la banque de détail a fortement progressé en 2010 tandis que le groupe français prévoit davantage de synergies qu'escompté lors de la reprise de Fortis Banque en 2009. Alors que BNP Paribas tablait sur des synergies de 900 millions d'euros en 2012, le groupe s'attend désormais à les voir atteindre 1,2 milliard d'euros, et ce, grâce au "succès du rapprochement des entités de BNP Paribas Fortis et BGL BNP Paribas avec celles du groupe grâce à la mobilisation des équipes dans l'ensemble des territoires et métiers". Quant aux coûts de restructuration, ils sont portés de 1,3 milliard à 1,65 milliard d'euros.

Toujours concernant la Belgique, l'entité BeLux Retail Banking, qui regroupe les activités de banque de détail du groupe en Belgique et au Luxembourg, a vu son produit net bancaire atteindre 3,377 milliard d'euros (+ 6,6 % par rapport à 2009) "sous l'effet de la croissance des volumes et de la bonne résistance des marges".

Après attribution d'un tiers du résultat de la banque privée en Belgique au pôle Investment Solutions du groupe, le résultat avant impôt de BeLux Retail Banking s'établit à 688 millions d'euros, deux fois supérieur à celui de 2009. Pour le quatrième trimestre de 2010, le résultat avant impôt de la banque de détail en Belgique et au Luxembourg s'élève à 119 millions d'euros, en hausse de 29,3 % sur un an.

BNP Paribas indique encore avoir recruté 1.800 personnes en Belgique.

ING Belgique : - 4 % de bénéfice avant impôts et hors éléments exceptionnels

En 2010, ING Belgique a enregistré "d'excellentes performances commerciales dans toutes ses lignes d'activités" mais n'a toutefois pu égaler ses résultats 2009, a annoncé jeudi le groupe bancaire.

La filiale belge du groupe néerlandais a ainsi enregistré un bénéfice avant impôts et hors éléments exceptionnels de 1,08 milliard d'euros, en recul de 4 % par rapport à l'année précédente. Après impôts, le bénéfice net s'est élevé à 998 millions d'euros, a précisé ING. La banque s'est par ailleurs félicitée de la hausse de 5 % du volume des dépôts sur un an, à 83 milliards d'euros, "en particulier sur les comptes d'épargne (+ 11 %) et les comptes courants (+ 3 %)", a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, l'encours des crédits a augmenté de 10 % au cours de l'année passée, ce qui représente une augmentation nette de 5,5 milliards d'euros, à 62 milliards d'euros. Dans ce segment, les crédits hypothécaires ont bondi de 14 % et les prêts à court terme, de 12 %. Dans le même temps, le ratio de pertes sur l'encours total de crédits "s'est amélioré et s'établit désormais à 0,15 %, en diminution par rapport au pic de 0,19 % du deuxième semestre de 2009 mais néanmoins encore à un niveau supérieur à celui d'avant la crise", a nuancé ING.

ING Belgique a encore pointé la hausse de ses coûts de 5 %, à 1,713 milliard d'euros. "Cette augmentation a lieu principalement en dépenses générales (+ 7 %). Elle est principalement liée à la contribution additionnelle au programme gouvernemental de garantie des dépôts", qui atteint 47 millions d'euros. Cette contribution additionnelle est également pointée pour justifier la baisse de 6 %, à 546 millions d'euros, du bénéfice avant impôts et hors éléments exceptionnels de la banque de détail en Belgique et au Luxembourg (ING Belux).

Trends.be, avec Belga

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