2014 Elections... Tension sur les taux en vue

16/09/13 à 15:20 - Mise à jour à 15:20

Source: Trends-Tendances

"On se souvient de la forte pression sur les taux d'intérêt belges qui s'est manifestée à la fin 2011, évoque Peter De Keyzer, chief economist chez BNP Paribas Fortis. Conséquence heureuse : nous avons eu un gouvernement en 24 heures et un accord sur le budget en 48 heures. Pour autant, on ne peut évidemment pas souhaiter une telle pression !", sourit-il.

De l'avis général, les difficultés éventuelles lors de la formation du prochain gouvernement pourraient effectivement entraîner une hausse sensible des taux sur la dette belge. "Mais sans effet durable", nuance Etienne de Callataÿ, économiste en chef à la Banque Degroof, se montrant rassurant sur le sujet. De même que Bruno Colmant. "Ce n'est pas du tout le moment critique que l'on croit, car un des principales réalités belges, c'est le niveau d'endettement public, qui restera fédéral, estime le partner de Roland Berger.

L'enjeu est la régionalisation de la sécurité sociale, le financement des pensions et la taxation des revenus des personnes physiques, essentiellement au niveau des revenus mobiliers." Sans oublier le problème de la compétitivité. "La pression internationale obligera le gouvernement sortant à aborder le problème dans les prochains mois sinon l'écart entre l'OLO belge et le bund allemand bondira bien au-delà du pour cent", prévient Frank Lierman, chief economist chez Belfius.

Economiste en chef chez ING Belgique, Peter Vanden Houte embraie sur le sujet par un autre biais. "On a parfois attribué la meilleure tenue de l'économie belge durant la crise... à l'absence de gouvernement, qui a entraîné l'absence de mesures d'austérité. Même si c'est vrai, cela n'a valu qu'à court terme. Cette situation a d'autant retardé les réformes nécessaires à la préservation de notre compétitivité. Pas question donc de se réjouir d'un gouvernement qui tarderait à se former", ironise-t-il, en écho à son confrère de Fortis.

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