Johan Van Overtveldt
Johan Van Overtveldt
Johan Van Overtveldt is hoofdredacteur van Trends.
Opinion

14/12/11 à 12:10 - Mise à jour à 12:10

"Avec ING, la Flandre confirme la débâcle de Dexia !"

Le gouvernement flamand remplace Dexia et KBC par ING comme banquier attitré. Cette décision prouve, une fois de plus, que le dossier Dexia fut un désastre. Sur toute la ligne.

"Avec ING, la Flandre confirme la débâcle de Dexia !"

© BELGA

Dans l'intérêt général de la communauté flamande, le gouvernement flamand a tout simplement pris une décision correcte. Néanmoins, ce "changement de banquiers" pose plusieurs questions.

La plus pertinente de ces questions remonte au sauvetage de Dexia voici plusieurs semaines. La société belge ne ??pouvait que sauver Dexia Banque Belgique, car il s'agissait d'une banque "systémique" pour l'économie belge et le financement des autorités belges.

C'est du moins ce qu'indiquaient le Premier ministre d'alors, Yves Leterme, et son ministre des Finances, Didier Reynders. Nous nous interrogions, à l'époque, sur la valeur de cet argument. La décision du gouvernement flamand de confier intégralement ses comptes à ING illustre bien l'absurdité de l'argument construit autour du sauvetage de Dexia Banque Belgique. La Flandre peut parfaitement fonctionner sans Dexia, semble-t-il.

La seule décision correcte, avec un Dexia de retour dans une position impossible, a été le démantèlement complet du groupe. La banque était et est malade jusqu'au plus profond de ses fibres... et ne peut, à l'avenir, que coûter davantage d'argent au contribuable.

A présent, l'économie et les autorités belges peuvent parfaitement survivre sans Dexia. Une réalité qui était connue depuis plusieurs semaines déjà. L'argument systémique n'avait aucun sens.

Il demeure beaucoup d'incertitudes autour du règlement des positions de Dexia Holding. Les fuites d'informations, de plus en plus nombreuses, laissent entendre que nous nous sommes, une fois de plus, laissés rouler par les Français. La création de Dexia Banque Belgique elle-même a été une gaffe. La présente décision du gouvernement flamand met cette réalité encore plus en relief. Le dossier Dexia se montre toujours plus sous sa vraie nature : un désastre. Sur toute la ligne.

Nos partenaires