ArcelorMittal Liège - La direction entame le processus de licenciement en créant une Commission pour l'emploi

23/11/12 à 16:01 - Mise à jour à 16:01

Source: Trends-Tendances

(Belga) La direction d'ArcelorMittal a annoncé vendredi après-midi qu'elle allait entamer le processus de licenciement par la création d'une Commission pour l'emploi, à la suite du refus des syndicats de signer son projet d'accord concernant le volet social lié à l'arrêt des hauts-fourneaux liégeois.

ArcelorMittal Liège - La direction entame le processus de licenciement en créant une Commission pour l'emploi

"L'entreprise ne peut qu'acter l'absence de volonté de recourir aux prépensions", fait-elle savoir par communiqué. "En conséquence, elle va appliquer les normes légales comme la procédure le prévoit." La direction annonce avoir fait part aux syndicats de sa volonté de mettre sur pied une Commission pour l'emploi (CPE) chargée d'accompagner les personnes licenciées dans le cadre de la restructuration dans leur recherche d'un nouvel emploi. Comme le prévoit la loi, elle attend une réponse de leur part. Elle leur laisse jusqu'à lundi. L'entreprise fait également savoir que les expéditions de produits étant actuellement bloquées par une action syndicale, elle planche sur un plan d'action permettant d'"assurer la livraison de nos clients en réorientant les commandes sur d'autres sites. Les installations du Packaging à Tilleur, et de la ligne d'électrozingage HP5 devront être mises à l'arrêt sous peu pour cause d'excès de stock résultant du blocage des expéditions", précise-t-elle. Bernard Dehut, CEO d'ArcelorMittal Liège, regrette cette situation, "que l'entreprise a voulu éviter pour son personnel". "Nous trouvons regrettable qu'après 13 mois, une conciliation nationale, une réunion avec la direction des 'Aciers Plats Carbone Europe' à Luxembourg où la situation de l'entreprise a été clairement expliquée, nous nous retrouvions dans cette situation de blocage", constate-t-il. "L'attitude des organisations syndicales est clairement de défier le groupe et de nier la réalité économique." Il ajoute que c'est la première fois qu'une procédure Renault ne se termine pas par un accord sur le plan social. "Nous n'avons d'autre choix que d'entamer aujourd'hui le processus de licenciement qui commence par la mise en place d'une Commission pour l'emploi", conclut-il. (PVO)

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